Mel Bonis
Sonate op. 112
pour flûte et piano
Mel Bonis
Sonate op. 112
pour flûte et piano
- Formation Flûte traversière et Piano
- Compositeur Mel Bonis
- Édition Partition
- Maison d’Édition Edition Kossack
- N ° de commande KOSSACK98024
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Description:
Transcription de la sonate pour violon et piano.
La présente édition propose une transcription de la sonate pour violon de Mel Bonis pour flûte et piano, un projet qui a nécessité des recherches approfondies, une transcription détaillée et une mise à l'épreuve pratique dans des contextes d'exécution. Les décisions éditoriales de cette édition ont été guidées par des considérations à la fois pratiques et stylistiques.
Parmi les plus de 300 œuvres de Mel Bonis, la sonate pour violon en fa dièse mineur, op. 112, se distingue comme sa contribution la plus mûre au genre de la sonate. Composée dans les dernières années de sa vie, elle fut publiée en 1923 par Maurice Senart. L'œuvre témoigne de sa maîtrise de la musique de chambre à grande échelle, dans laquelle elle allie expressivité personnelle et rigueur structurelle. Bonis avait déjà écrit deux sonates - sa sonate pour flûte (1904) et sa sonate pour violoncelle (1905) - avant de se tourner vers le violon. La sonate pour violon adopte entièrement la technique cyclique influencée par son maître César Franck, avec des liens thématiques et harmoniques qui relient ses quatre mouvements entre eux. En 1998, Eberhard Mayer a décrit le Moderato d'ouverture comme un style qui "entrelace la complexité rythmique, le chromatisme et des thèmes profondément pénétrants et mélancoliques, exprimant finalement un pur sentiment de mélancolie"
Le premier mouvement établit cette atmosphère par un lyrisme fluide et une instabilité harmonique, façonnés par des subtilités rythmiques entre la ligne mélodique et l'accompagnement. Le deuxième mouvement, un presto scherzo, crée un contraste par son esprit et sa légèreté. Il peut être comparé non seulement au scherzo correspondant de la sonate pour flûte, mais aussi au scherzo final de la suite pour flûte, violon et piano.
Le troisième mouvement constitue le centre expressif de la sonate, comme dans la sonate pour violon en la majeur de Franck. Il est basé sur une chanson populaire grecque. Le mouvement rappelle le son des chants orthodoxes et intègre une écriture modale qui renvoie aux traditions de la Grèce antique.
Le dernier mouvement développe ce matériau avec une énergie accrue et un dialogue élargi entre le violon et le piano. Des fragments de motifs des sections précédentes réapparaissent dans de nouveaux contextes harmoniques et renforcent la conception cyclique de l'œuvre. Ensemble, ces éléments confèrent au mouvement une cohérence et un élan qui mènent à une conclusion résolue.
La sonate fut créée en 1919 à la Salle Gaveau à Paris sous les auspices de la Société Musicale Indépendante. Les réactions contemporaines furent positives. Un critique du Courrier des Musiciens souligna les contrastes de l'œuvre et loua particulièrement "un andante soigneusement construit sur une mélodie grecque, qui se déploie dans un développement captivant avant de déboucher sur un final vif et puissant". Ce témoignage souligne l'équilibre entre obscurité et lumière qui caractérise l'œuvre. Bien que la sonate soit tombée dans l'oubli au cours du XXe siècle, sa redécouverte récente a confirmé son statut d'une des œuvres de musique de chambre les plus importantes de Bonis : une composition qui, tout en montrant l'influence de Franck, affirme une voix personnelle - lyrique, harmoniquement audacieuse et profondément expressive.Mel Bonis (1858-1937), née Mélanie Hélène, était une compositrice française prolifique dont le catalogue de plus de 300 œuvres comprend de la musique pour piano, pour orgue, de chambre, pour orchestre et de la musique vocale. En 1881, alors qu'elle étudiait au Conservatoire de Paris, elle prit le nom de "Mel Bonis", un pas de plus de l'improvisation à la composition mature. Sa première œuvre signée sous ce nom fut une pièce pour piano intitulée Impromptu, ma première pièce, par Mel Bonis. Le choix d'un pseudonyme androgyne reflétait à la fois un désir d'indépendance artistique et une stratégie pour s'imposer dans un milieu musical dominé par les hommes. Christine Géliot, présidente de l'Association Mel Bonis et descendante de la compositrice, a souligné que les références modernes doivent respecter cette identité professionnelle choisie.
Mel Bonis a été l'élève de César Franck et d'Ernest Guiraud, dont l'enseignement a marqué sa pensée harmonique et structurelle, tout en développant son propre style de composition, caractérisé par le lyrisme, la finesse rythmique et la couleur harmonique.
La biographie de Christine Géliot Mel Bonis, femme et "compositeur" (L'Harmattan, 2010 ; traduction française Mel Bonis, Frau und Komponistin, Furore, 2015 ; traduction anglaise Mel Bonis, Woman and Composer, Furore, 2025) offre une image plus complète de sa vie professionnelle et privée, y compris ses relations, ses défis professionnels et ses efforts pour promouvoir son œuvre à l'échelle internationale. Elle présente Mel Bonis comme une compositrice respectée et internationalement reconnue, dont la musique incarne la maîtrise technique, la profondeur expressive et la signification durable.
La présente édition propose une transcription de la sonate pour violon de Mel Bonis pour flûte et piano, un projet qui a nécessité des recherches approfondies, une transcription détaillée et une mise à l'épreuve pratique dans des contextes d'exécution. Les décisions éditoriales de cette édition ont été guidées par des considérations à la fois pratiques et stylistiques.
Parmi les plus de 300 œuvres de Mel Bonis, la sonate pour violon en fa dièse mineur, op. 112, se distingue comme sa contribution la plus mûre au genre de la sonate. Composée dans les dernières années de sa vie, elle fut publiée en 1923 par Maurice Senart. L'œuvre témoigne de sa maîtrise de la musique de chambre à grande échelle, dans laquelle elle allie expressivité personnelle et rigueur structurelle. Bonis avait déjà écrit deux sonates - sa sonate pour flûte (1904) et sa sonate pour violoncelle (1905) - avant de se tourner vers le violon. La sonate pour violon adopte entièrement la technique cyclique influencée par son maître César Franck, avec des liens thématiques et harmoniques qui relient ses quatre mouvements entre eux. En 1998, Eberhard Mayer a décrit le Moderato d'ouverture comme un style qui "entrelace la complexité rythmique, le chromatisme et des thèmes profondément pénétrants et mélancoliques, exprimant finalement un pur sentiment de mélancolie"
Le premier mouvement établit cette atmosphère par un lyrisme fluide et une instabilité harmonique, façonnés par des subtilités rythmiques entre la ligne mélodique et l'accompagnement. Le deuxième mouvement, un presto scherzo, crée un contraste par son esprit et sa légèreté. Il peut être comparé non seulement au scherzo correspondant de la sonate pour flûte, mais aussi au scherzo final de la suite pour flûte, violon et piano.
Le troisième mouvement constitue le centre expressif de la sonate, comme dans la sonate pour violon en la majeur de Franck. Il est basé sur une chanson populaire grecque. Le mouvement rappelle le son des chants orthodoxes et intègre une écriture modale qui renvoie aux traditions de la Grèce antique.
Le dernier mouvement développe ce matériau avec une énergie accrue et un dialogue élargi entre le violon et le piano. Des fragments de motifs des sections précédentes réapparaissent dans de nouveaux contextes harmoniques et renforcent la conception cyclique de l'œuvre. Ensemble, ces éléments confèrent au mouvement une cohérence et un élan qui mènent à une conclusion résolue.
La sonate fut créée en 1919 à la Salle Gaveau à Paris sous les auspices de la Société Musicale Indépendante. Les réactions contemporaines furent positives. Un critique du Courrier des Musiciens souligna les contrastes de l'œuvre et loua particulièrement "un andante soigneusement construit sur une mélodie grecque, qui se déploie dans un développement captivant avant de déboucher sur un final vif et puissant". Ce témoignage souligne l'équilibre entre obscurité et lumière qui caractérise l'œuvre. Bien que la sonate soit tombée dans l'oubli au cours du XXe siècle, sa redécouverte récente a confirmé son statut d'une des œuvres de musique de chambre les plus importantes de Bonis : une composition qui, tout en montrant l'influence de Franck, affirme une voix personnelle - lyrique, harmoniquement audacieuse et profondément expressive.Mel Bonis (1858-1937), née Mélanie Hélène, était une compositrice française prolifique dont le catalogue de plus de 300 œuvres comprend de la musique pour piano, pour orgue, de chambre, pour orchestre et de la musique vocale. En 1881, alors qu'elle étudiait au Conservatoire de Paris, elle prit le nom de "Mel Bonis", un pas de plus de l'improvisation à la composition mature. Sa première œuvre signée sous ce nom fut une pièce pour piano intitulée Impromptu, ma première pièce, par Mel Bonis. Le choix d'un pseudonyme androgyne reflétait à la fois un désir d'indépendance artistique et une stratégie pour s'imposer dans un milieu musical dominé par les hommes. Christine Géliot, présidente de l'Association Mel Bonis et descendante de la compositrice, a souligné que les références modernes doivent respecter cette identité professionnelle choisie.
Mel Bonis a été l'élève de César Franck et d'Ernest Guiraud, dont l'enseignement a marqué sa pensée harmonique et structurelle, tout en développant son propre style de composition, caractérisé par le lyrisme, la finesse rythmique et la couleur harmonique.
La biographie de Christine Géliot Mel Bonis, femme et "compositeur" (L'Harmattan, 2010 ; traduction française Mel Bonis, Frau und Komponistin, Furore, 2015 ; traduction anglaise Mel Bonis, Woman and Composer, Furore, 2025) offre une image plus complète de sa vie professionnelle et privée, y compris ses relations, ses défis professionnels et ses efforts pour promouvoir son œuvre à l'échelle internationale. Elle présente Mel Bonis comme une compositrice respectée et internationalement reconnue, dont la musique incarne la maîtrise technique, la profondeur expressive et la signification durable.