Symphonie no. 6 dite "Pathétique", 4e mouvement - Finale
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Peter Iljitsch Tschaikowsky
Symphonie no. 6 dite "Pathétique", 4e mouvement - Finale
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Peter Iljitsch Tschaikowsky
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Description:

  • Pages: 16
  • Parution: 14.08.2017
  • Durée: 12:00
  • Dimensions: 210 x 297 mm
  • Poids: 75 g
  • Genre: Musique classique, Musique classique (romantisme), Symphonies
  • ISMN: 9790231808476
La sixième symphonie de Tchaïkovski, créée et dirigée par le compositeur à Saint-Pétersbourg le 16 octobre 1893, aurait été appelée "Pathétique" par l'auteur lui-même.
Tchaïkovski l'a animée d'une nouvelle forme : "Au cours de mes voyages, j'ai eu l'idée d'une autre symphonie, une symphonie à programme cette fois, dont le programme restera cependant secret. Qu'on le devine !" Cette œuvre est souvent considérée comme une métaphore de la propre vie du compositeur
De ce point de vue, le quatrième mouvement est particulièrement révélateur. Le choix de conclure la symphonie par un mouvement lent, triste et douloureux est tout à fait inhabituel, et il est troublant de penser qu'il s'agissait de la dernière œuvre importante de Tchaïkovski. En effet, le compositeur est mort peu après la création, selon toute vraisemblance en se suicidant.
Adagio lamentoso est la première direction du finale de la Symphonie Pathétique, qui est parfaitement révélatrice de la tristesse et du chagrin, omniprésents dans le mouvement. Écrit comme un rondo, le premier thème, une triste gamme descendante d'accords de septième, rappelle le thème central du deuxième mouvement. Seul élément apparemment consolateur, le deuxième thème, large et généreux, est l'un des nombreux exemples des mélodies irrésistibles de Tchaïkovski. Celle-ci s'épanouit dans un immense crescendo qui s'achève dans une apothéose de chagrin. Les dernières mesures sont saisissantes : entraînant l'orchestre dans une tessiture de plus en plus grave, il noie la masse sonore jusqu'à ce que la matière musicale se réduise à la seule pédale tonique qui, à son tour, s'épuise, faisant sombrer la symphonie dans le néant.
Florian Caroubi
(traduction : Claire Gérolemous)