Sonate en mi majeur op. 46, No. 3
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Anton Reicha
Sonate en mi majeur op. 46, No. 3
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Description:

  • Pages: 32
  • Parution: 01.12.2016
  • Durée: 20:00
  • Dimensions: 210 x 297 mm
  • Poids: 130 g
  • Opus: 46/3
  • Genre: Musique classique, Musique classique (baroque)
  • ISMN: 9790231808285
Cette édition de la Sonate en mi majeur, opus 46, n° 3, est basée sur celle des Trois Sonates pour le Pianoforte publiées en 1804 par Breitkopf & Härtel. À l'exception du finale de la deuxième, que l'on retrouve dans plusieurs anthologies de musique pour piano, ces sonates n'ont jamais été rééditées. Pour ce qui est du reste de l'opus 46, il est arrivé un moment où nous avons conclu à contrecœur que les autres mouvements n'avaient pas survécu jusqu'à aujourd'hui, nos recherches n'ayant abouti à aucun exemplaire de l'édition originale ni à aucune version manuscrite de l'œuvre. Or, indépendamment et presque simultanément, Herbert Schneider et Henrik Löwenmark nous ont informés que le Conservatoire royal de musique de Bruxelles possédait un exemplaire de la première édition.
Malgré la date de publication et le numéro d'opus qui leur est attribué par Breitkopf & Härtel, les trois sonates de ce recueil ont très probablement été composées au milieu des années 1790, alors que Reicha vivait à Hambourg. Leur style indique certainement une date antérieure à celle des trois Grandes Sonates de 1803-1804. Il est également très probable qu'il s'agisse des trois sonates pour piano seul auxquelles Reicha fait référence dans une lettre de 1797 adressée à la maison d'édition Artaria. Ecrites donc lorsque le compositeur avait une vingtaine d'années, ces trois sonates opus 46 sont assez courtes, comportant chacune trois mouvements, vif-lent-vif. Leur style est proche de celui des dernières sonates pour piano de Haydn, un compositeur pour lequel Reicha avait une admiration particulière.
Bien que l'influence du classicisme viennois soit évidente, il y a déjà des signes de ces traits individuels que le compositeur devait développer dans ses œuvres ultérieures. Selon le pianiste et musicologue suédois Henrik Löwenmark :
[Ces sonates contiennent] de nombreux détails, très typiques de Reicha, qui révèlent un autre type d'esprit au travail : textures inhabituelles, déviations harmoniques surprenantes, ruptures soudaines dans le flux musical, changements de direction rapides et inattendus.Il poursuit : Reicha suit les traces de ses prédécesseurs tout en jouant avec la tradition d'une manière délibérée et personnelle, comme pour montrer qu'il existe d'autres façons de faire les choses - il n'est pas un simple épigone et marque inévitablement le résultat de son empreinte.