Alexander Tcherepnin
Le Monde en Vitrine
Five Piano Pieces
Alexander Tcherepnin
Le Monde en Vitrine
Five Piano Pieces
- Formation Piano
- Compositeur Alexander Tcherepnin
- Édition Partition
- Maison d’Édition Boosey & Hawkes
- N ° de commande BH83567
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
Le tout Paris artistique connait Madame Amos, grande protectrice de la peinture contemporaine, animatrice des arts en général et de la musique en particulier. La renommée de sa collection de tableaux et d'objet d'arts est mondiale. Nombre des chefs d'oeuvre de la peinture, de la sculpture, de la poésie et de la musique doivent leur existence à son initiative. Tchérépnine a voulu exprimer en musique ce qu'il avait ressenti en contemplant les objets exposés dans la vitrine de Madame Amos. Le Monde en Vitrine, composé en 1946, comprend cinq mouvements.Le premier s'inspire d'un groupe de lévriers miniatures en verre, qui voisine dans la vitrine avec une vache en porcelaine de dimension imposante. Les lévriers sont tout mouvement. La vache est immobile. C'est le contraste qui a séduit le compositeur, comme une image de la vie où souvent notre élan se voit barrer la route par une vache prosaïque.Le second mouvement interesse les écrevisses. On peut imaginer deux écrevisses, male et femelle, qui s'aperçoivent de loin et qui se dirigent l'une vers l'autre en reculant. Ensuite il y a deux versions: celle pour les enfants veut qu'une fois ensemble elles finissent par se dévorer (ce qui est fidèle à la loi zoologique). Nous vous laissons deviner la version pour les adultes qui est d'ailleurs également fidèle aux lois de la nature. En supposant que c'est la version avec les deux écrevisses en porcelaine sous forme d'une petite figurine en turquoise. Précédée par les sonorités de la basse cour, la course nocturne du furet donne le rythme du quatrième mouvement.Tchérépnine affirme que le grand cerf en porcelaine est une des plus belles sinon la plus belle des pièces de la collection de Madame Amos. La contemplation de ce cerf lui rapelle un souvenir qu'il nous a raconté. C'était en Autriche dans la foret de Hagengut aux environs de Mariazell où Tchérépnine, avant la guerre, passait quelques jours de vacances dans la propriété de son ami Alfred von Porada. Marchant tranquillement dans la foret Tchérépnine se trouva subitement en face d'un cerf qui s'avançait vers lui. Tous deux s'arrêtèrent et se contemplèrent. Cet arrêt dura quelques secondes. Grâce à la musique nous connaitrons les pensées de Tchérépnine, mais nous ne connaitrons jamais celles du cerf qui brusquement prit la fuite. C'est sur cette confrontation du monde humain et du monde animal que prend fin Le Monde en Vitrine.