Capriccio
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Anton Reicha
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Description:

  • Pages: 10
  • Parution: 01.08.2015
  • Durée: 5:00
  • Dimensions: 210 x 297 mm
  • Poids: 60 g
  • Genre: Musique classique, Musique classique (baroque)
  • ISMN: 9790231807820
Cette édition de l'œuvre intitulée Capriccio, écrite vers 1800, est basée sur les manuscrits Ms 12077 et 2496 de la Bibliothèque nationale de France. Ce dernier est un recueil, intitulé Practische Beispiele [Exemples pratiques], de 24 pièces pour piano avec texte explicatif, dont le Capriccio est le n° 7.
Cette œuvre a été écrite à une époque où Reicha expérimentait de nouvelles idées compositionnelles. Les Practische Beispiele comprennent, par exemple, une fantaisie qui n'utilise que les trois notes de la triade de mi majeur, ainsi que deux pièces, les n° 6 et 12, dans lesquelles 12 des touches noires doivent être accordées un demi-ton plus bas, ce qui permet une nouvelle méthode de répétition ou de superposition de la même note. Dans le n° 12, la portée inférieure est écrite en fa majeur et la portée supérieure, contenant les notes modifiées, avec une signature de cinq dièses, comme pour si majeur ou sol dièse mineur, mais ne produisant, en réalité, que les notes de la gamme de do majeur.
Capriccio fait partie de ces expériences. L'alternance métrique fréquente entre les mesures paires et impaires (33/4 et 4/4) est particulièrement remarquable et Reicha nous demande d'envisager la possibilité de considérer deux mesures consécutives de ce type comme si elles étaient une seule mesure composée. Un exemple de ceci peut, en fait, être trouvé dans le n° 3 des Practische Beispiele, appelé Mesure composée, où toutes les mesures sont en 5/8, chacune consistant en 3/8 + 2/8.
Une autre caractéristique frappante de Capriccio est l'écriture harmonique particulièrement audacieuse, avec son utilisation fréquente de modulations qui conduisent à des résolutions dans des tonalités éloignées. Clarifiant ses intentions à cet égard, Reicha écrit, dans son commentaire sur la pièce : "La cadence sur la dominante, et invariablement sur la dominante, est déjà si familière que l'on peut presque toujours deviner à l'avance le chemin qui y conduira". En ce qui concerne la première cadence de Capriccio, où un passage commençant en ré mineur est résolu en fa dièse majeur, Reicha déclare : "Cette procédure n'est pas familière, mais elle n'est pas contre nature".