Anton Reicha
57 Variations sur un thème de Grétry, op. 102
Anton Reicha
57 Variations sur un thème de Grétry, op. 102
- Formation Piano
- Compositeur Anton Reicha
- Éditeur Michael Bulley
- Édition Partition
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231808339
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
Cette édition des 57 Variations sur un thème de Grétry est basée sur la seule source existante, à savoir l'édition publiée par Zetter à Paris en 1824 sous le titre Étude de Piano ou 57 Variations sur un même thème suivies d'un Rondeau. Le thème en question est essentiellement le même que celui d'un passage instrumental du deuxième acte de l'opéra Panurge dans l'île des Lanternes d'André-Ernest-Modeste Grétry, créé à l'Académie royale de musique à Paris le 25 janvier 1785. Les écrits autobiographiques et les traités de Reicha sont pleins d'éloges pour Grétry, dont la mort, en 1813, a incité Reicha à composer une cantate en son honneur. Cette œuvre, Hommage à Grétry, achevée en 1814, commence par un mouvement dans lequel le chœur chante "Hélas ! il n'est plus... pleurons le bien-aimé barde céleste... pleurons Grétry !" et plusieurs des mouvements suivants sont basés sur des thèmes tirés des opéras de Grétry. Il est donc généralement admis aujourd'hui que la mélodie de Panurge dans l'isle des Lanternes est à l'origine du thème de la variation de Reicha et, sur cette base, son œuvre est souvent désignée sous le nom de Variations sur un thème de Grétry, pratique que nous avons suivie pour la présente édition. Néanmoins, le nom de Grétry n'apparaît nulle part dans l'édition de 1824 et, bien qu'il soit presque certain que Reicha connaissait l'opéra de Grétry, nous ne disposons d'aucun document confirmant qu'il est effectivement à l'origine du thème des variations. Nous ne pouvons donc pas exclure totalement la possibilité que les deux compositeurs aient simplement utilisé une mélodie traditionnelle.
Une dizaine d'années après ses Variations sur un thème de Gluck, Reicha revient donc à la composition de variations pour le piano et ce n'est pas un hasard si le nombre de variations de cette nouvelle œuvre est exactement de 57, un nombre qui fait clairement référence à ses 57 Variations pour le piano-forte, op. 57, de 1804, également connues sous le nom de L'Art de Varier, une œuvre monumentale décrite par Rainer Schmusch comme "une sorte de traité composé". Il semble peu probable que ces diverses utilisations du nombre 57 soient purement fortuites et il y a sûrement là quelque chose de plus à découvrir qui pourrait éclairer la personnalité de ce compositeur dont on sait qu'il était passionné par les mathématiques.
Au début de l'œuvre, Reicha ajoute les mots "Gavotte française" au-dessus du thème principal. De la même manière, certaines variations reçoivent des titres descriptifs qui indiquent leur caractère. Cela renvoie clairement à la pratique de certaines suites de danses de l'époque baroque, comme celles de François Couperin. D'autres variations portent un sous-titre indiquant un style de jeu, tel que legato ou staccato, ce qui semble refléter le terme "Étude" du titre original. Bien que, dans l'édition originale de 1824, cette œuvre soit présentée comme une "étude pour piano", elle n'a pas le même but pédagogique ou didactique qui caractérise la série précédente de 57 variations, L'Art de Varier. Ici, il s'agit plus d'une démonstration que d'une leçon. La grande variété de styles et le recours fréquent à l'écriture imitative font de cette œuvre une suite logique et évidente de l'opus 57, qui reste, dans la production de Reicha en matière de variations pour le piano, le point de référence.
Une dizaine d'années après ses Variations sur un thème de Gluck, Reicha revient donc à la composition de variations pour le piano et ce n'est pas un hasard si le nombre de variations de cette nouvelle œuvre est exactement de 57, un nombre qui fait clairement référence à ses 57 Variations pour le piano-forte, op. 57, de 1804, également connues sous le nom de L'Art de Varier, une œuvre monumentale décrite par Rainer Schmusch comme "une sorte de traité composé". Il semble peu probable que ces diverses utilisations du nombre 57 soient purement fortuites et il y a sûrement là quelque chose de plus à découvrir qui pourrait éclairer la personnalité de ce compositeur dont on sait qu'il était passionné par les mathématiques.
Au début de l'œuvre, Reicha ajoute les mots "Gavotte française" au-dessus du thème principal. De la même manière, certaines variations reçoivent des titres descriptifs qui indiquent leur caractère. Cela renvoie clairement à la pratique de certaines suites de danses de l'époque baroque, comme celles de François Couperin. D'autres variations portent un sous-titre indiquant un style de jeu, tel que legato ou staccato, ce qui semble refléter le terme "Étude" du titre original. Bien que, dans l'édition originale de 1824, cette œuvre soit présentée comme une "étude pour piano", elle n'a pas le même but pédagogique ou didactique qui caractérise la série précédente de 57 variations, L'Art de Varier. Ici, il s'agit plus d'une démonstration que d'une leçon. La grande variété de styles et le recours fréquent à l'écriture imitative font de cette œuvre une suite logique et évidente de l'opus 57, qui reste, dans la production de Reicha en matière de variations pour le piano, le point de référence.