Charles Gounod
Symphonie no 1, en ré majeur
Charles Gounod
Symphonie no 1, en ré majeur
- Formation Orchestre
- Compositeur Charles Gounod
- Éditeur Sébastien Espesson
- Édition Partition de poche
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231803181
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
Face à l'évolution de la symphonie impulsée par Beethoven au début du XIXe siècle, de nombreux compositeurs se détournent de ce genre, considérant ses neuf symphonies comme un idéal indépassable. Les plus audacieux d'entre eux associeront des contenus extra-musicaux (poème, texte, conte, légende...) pour faire évoluer le genre vers la symphonie à programme (Berlioz, La Symphonie fantastique en 1830) ou vers le poème symphonique (Liszt, Mazeppa en 1851). Malgré l'apparente décrue de la production symphonique française entre 1830 et 1860, il faut noter que la symphonie, bien que souffrant d'un certain désintérêt, n'a pas cessé d'exister. Farrenc, Reber, Bizet et Gounod, par exemple, sont de ceux qui ont étudié le genre symphonique dans l'héritage beethovénien sans avoir cherché à le développer outre mesure.
Cette Première Symphonie, datant de 1855, semble être l'un des premiers succès consolateurs de Gounod après l'échec de ses deux ouvrages lyriques, La Nonne sanglante et Sapho. Son bon accueil encourage le compositeur à écrire sa deuxième symphonie, comme il le dit lui-même dans ses Mémoires d'un artiste :
Je me suis consolé de mon désappointement en écrivant une symphonie (n° 1, en ré) pour la Société des jeunes artistes, qui venait d'être fondée par Pasdeloup et dont les concerts avaient lieu dans la salle Herz, rue de la Victoire. Cette symphonie fut bien accueillie, et cet accueil me décida à en écrire une seconde (n° 2, en mi bémol) pour la même société, qui connut également un certain succès.
Ces deux œuvres présentent des similitudes, comme la coupe traditionnelle en quatre mouvements et l'effectif instrumental. Néanmoins, la Première Symphonie ne mérite pas d'être éclipsée par la Deuxième, composée la même année. Elle présente une qualité mélodique remarquable dans son premier mouvement. Le travail orchestral et l'énergie poignante du compositeur laissent également entrevoir le caractère théâtral qu'il développera dans sa deuxième symphonie et ses opéras. Le deuxième mouvement emprunte probablement son caractère et son inspiration au deuxième mouvement de la Septième Symphonie de Beethoven. Gounod y fait preuve d'une grande finesse orchestrale et d'une certaine sobriété, proposant même un passage fugué. Le Scherzo, quant à lui, semble puiser son énergie dans de multiples contrastes, somme toute opératiques. Il souligne avec fluidité l'intérêt marqué du compositeur pour le genre dramatique. Le quatrième mouvement, qui débute par une introduction dans un tempo plus lent, ne manque pas de révéler son infatigable vivacité.
Fidèle au modèle classique et assurément différente de sa sœur, cette Première Symphonie, d'une énergie remarquable, mérite une écoute attentive pour en saisir toute la richesse.
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, timbales, cordes
Cette Première Symphonie, datant de 1855, semble être l'un des premiers succès consolateurs de Gounod après l'échec de ses deux ouvrages lyriques, La Nonne sanglante et Sapho. Son bon accueil encourage le compositeur à écrire sa deuxième symphonie, comme il le dit lui-même dans ses Mémoires d'un artiste :
Je me suis consolé de mon désappointement en écrivant une symphonie (n° 1, en ré) pour la Société des jeunes artistes, qui venait d'être fondée par Pasdeloup et dont les concerts avaient lieu dans la salle Herz, rue de la Victoire. Cette symphonie fut bien accueillie, et cet accueil me décida à en écrire une seconde (n° 2, en mi bémol) pour la même société, qui connut également un certain succès.
Ces deux œuvres présentent des similitudes, comme la coupe traditionnelle en quatre mouvements et l'effectif instrumental. Néanmoins, la Première Symphonie ne mérite pas d'être éclipsée par la Deuxième, composée la même année. Elle présente une qualité mélodique remarquable dans son premier mouvement. Le travail orchestral et l'énergie poignante du compositeur laissent également entrevoir le caractère théâtral qu'il développera dans sa deuxième symphonie et ses opéras. Le deuxième mouvement emprunte probablement son caractère et son inspiration au deuxième mouvement de la Septième Symphonie de Beethoven. Gounod y fait preuve d'une grande finesse orchestrale et d'une certaine sobriété, proposant même un passage fugué. Le Scherzo, quant à lui, semble puiser son énergie dans de multiples contrastes, somme toute opératiques. Il souligne avec fluidité l'intérêt marqué du compositeur pour le genre dramatique. Le quatrième mouvement, qui débute par une introduction dans un tempo plus lent, ne manque pas de révéler son infatigable vivacité.
Fidèle au modèle classique et assurément différente de sa sœur, cette Première Symphonie, d'une énergie remarquable, mérite une écoute attentive pour en saisir toute la richesse.
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, timbales, cordes