Symphonie en si mineur op. 4
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Leokadiya Kashperova
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Description:

  • Pages: 124
  • Parution: 15.02.2023
  • Opus: 4
  • Genre: Musique classique, Musique classique moderne, Symphonies
  • ISBN: 9781784548131
  • ISMN: 9790060140280
Leokadiya Kashperova (1872-1940), qui n'est jusqu'à présent qu'une figure marginale dans l'histoire de la musique en tant que professeur de piano d'Igor Stravinsky, bénéficie depuis peu d'une grande redécouverte. Titulaire de deux diplômes du conservatoire de Saint-Pétersbourg, elle est apparue comme une pianiste virtuose et une compositrice attachée à la tradition romantique. Elle était proche de certains des plus grands musiciens de son époque, dont Mily Alexeïevitch Balakirev et Leopold von Auer. Elle a donné des concerts dans les années 1900, tant en Allemagne qu'en Grande-Bretagne, mais sa carrière s'est essoufflée après les années 1920. La symphonie en si bémol mineur de 1905 est la composition la plus importante de Kashperova. L'originalité de la compositrice se manifeste dans le fait que l'œuvre révèle non seulement sa sympathie pour la tradition symphonique russe, mais aussi sa sympathie pour l'Europe centrale. Il n'est donc pas étonnant qu'un commentateur ait décrit, à l'écoute de la symphonie, le sentiment de se trouver en voyage le long du Danube et en remontant le Rhin. Cette symphonie révèle également l'instinct de Kashperova pour les timbres ; des combinaisons subtiles de timbres se retrouvent dans toutes les parties de l'orchestre. L'œuvre regorge de solos réussis pour les bois et les cuivres. Au sein de la palette sonore symphonique, de nombreux ensembles de chambre efficaces et indépendants se révèlent, comme par exemple le solo de violoncelle du premier mouvement, accompagné par un quatuor de cors. L'utilisation par Kaspherova des registres extrêmes est tout aussi remarquable, ce qui est également caractéristique de sa manière de composer les parties de piano de sa musique de chambre et de ses lieder artistiques. Dans l'introduction lente, les violons atteignent des hauteurs auxquelles on ne s'attend pas à un moment aussi précoce, ce qui produit un effet expressif séduisant. En revanche, les mesures finales de l'andante plongent d'autant plus profondément, peut-être avec l'intention de faire référence à la fin de la Pathétique de Tchaïkovski. Mais le final édifiant (Molto allegro) ne suit expressément pas ce scénario. Bien au contraire : le 'chant populaire' modeste et pudique (Andante sostenuto) qui annonce ce dernier voyage est transformé à la fin en une affirmation triomphale de la vie. L'orchestre tout entier illumine pour ainsi dire le vaste ciel de l'arrière-pays russe dans un lever de soleil persistant et chatoyant de couleurs flamboyantes et de majesté digne.