Symphonie No. 1, en sol mineur
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Étienne-Nicolas Méhul
Symphonie No. 1, en sol mineur
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Étienne-Nicolas Méhul
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Description:

  • Pages: 92
  • Parution: 01.10.2018
  • Durée: 25:00
  • Dimensions: 297 x 420 mm
  • Poids: 558 g
  • Genre: Musique classique, Musique classique (baroque), Symphonies
  • ISMN: 9790231808711
Pendant la Révolution française, le Consulat et l'Empire, Méhul est peut-être le seul grand compositeur français à avoir compris et assimilé les dernières perfections de la musique de son temps. Enseigné par un Allemand puis un Alsacien, il s'est attaché, en écrivant ses symphonies, à démontrer "qu'un Français peut suivre de loin Haydn et Mozart". Haydn est le plus grand modèle de Méhul : franc-maçon, il est membre du Concert de la Loge olympique, qui commande au maître viennois, alors si populaire en France, les six Symphonies parisiennes. En 1807, au sommet de son art, et donc au service de l'opéra-comique, Méhul assure la fécondation mutuelle des musiques française et allemande et de son propre génie orchestral. La découverte des deux premières symphonies de Beethoven fut un choc qui le conduisit trois ans plus tard à composer ses cinq symphonies.
La première symphonie en sol mineur frappe d'emblée par ce double constat : d'abord la maîtrise formelle, et l'économie des moyens mis en œuvre - trait remarquable pour un compositeur dit bruyant (pas de trompettes, pas de trombones, usage rare des timbales) - au service d'une force expressive évidente. Le premier mouvement est un allegro en forme de sonate à deux thèmes ; le premier thème, avec de grands intervalles dramatiques et des arpèges, contient, dans une formule d'accompagnement des basses, le matériau de base (un upbeat sur un tétracorde ascendant) du second thème, exposé en si bémol majeur. Après le développement, curieusement, ce deuxième thème est le premier à être réexposé en sol majeur ; c'est un processus d'inversion fréquent chez Méhul, qui permet au mouvement de se terminer avec toute la force dramatique du premier thème. Le deuxième mouvement est un andante, dont les variations contrastées montrent clairement l'influence de Haydn sur Méhul.
A propos de cette symphonie, Schumann écrivait en 1838 : "la ressemblance du dernier mouvement avec le premier mouvement de la Symphonie en ut mineur de Beethoven, et des deux scherzi de ces deux symphonies est remarquable". En fait, la 5e symphonie de Beethoven et la première symphonie de Méhul ont été écrites à peu près en même temps, et ne se doivent donc rien l'une à l'autre. Si le menuet de la symphonie de Méhul (dont la première partie n'est jouée que par des pizzicati à cordes) est un scherzo "beethovénien" dans l'esprit, il n'est pas dans la lettre de la 5e symphonie. En revanche, on comprend mieux comment le thème principal du 4e mouvement (allegro agitato), un upbeat de 3 croches répétées, a frappé Schumann. Ce thème est un moto perpetuo avec une broderie de la dominante, typique du style de Méhul. Le second thème, plus mélodique, court et répétitif, maintient la tension dramatique qui traverse tout le mouvement jusqu'à la fin.
François Bernard
(traduction Philippe Do)

Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, timbales, cordes