Ouverture des Comédiens ambulants
opéra-comique en 2 actes sur un livret de Louis-Benoît Picard
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François Devienne
Ouverture des Comédiens ambulants
opéra-comique en 2 actes sur un livret de Louis-Benoît Picard
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François Devienne
Ouverture des Comédiens ambulants

opéra-comique en 2 actes sur un livret de Louis-Benoît Picard

  • Formation Orchestre
  • Compositeur François Devienne
  • Édition Partition de poche
  • Maison d’Édition Symétrie
  • N ° de commande 9790231806014
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Description:

  • Pages: 65
  • Parution: 15.12.2016
  • Durée: 12:00
  • Dimensions: 210 x 297 mm
  • Poids: 185 g
  • Genre: Musique classique, Musique classique (baroque), Opéra
  • ISMN: 9790231806014
L'avant-dernier de ses douze opéras, Les Comédiens ambulants, est un opéra-comique en deux actes, créé le 28 décembre 1798 au Théâtre Feydeau, avec le compositeur lui-même à l'orchestre, selon La Décade philosophique. Louis-Benoît Picard (1769-1828) avait déjà écrit les livrets des Visitandines (1792) et de Rose et Aurèle (1794), deux autres opéras-comiques de Devienne. Ici, il met en scène la rencontre d'un acteur et d'un soldat, chacun portant une valise d'une ressemblance frappante. La valise d'Hubert, le soldat, a été dérobée par des voleurs qu'il a mis en déroute. Voulant éclaircir la situation auprès d'un commis, Hubert se trompe de valise. Pendant ce temps, un villageois aperçoit des acteurs qui répètent une scène de vol. Croyant qu'il s'agit de vrais voleurs, il les suit à Beaugency pour les dénoncer. Le secrétaire de mairie finit par comprendre, après l'arrivée du soldat et de la malle des comédiens, l'échange des bagages expliquant le malentendu.
L'œuvre a été accueillie avec des sentiments mitigés. L'ouverture, écrite comme un mouvement de symphonie de concert, est jugée "très agréable [...], mais le sujet semble exiger quelque chose de plus léger", écrivent les critiques dans La Décade philosophique. De même, si "la musique est peu de chose [...], le peu ici est facile et mélodieux". Quant à l'exécution, les critiques soulignent la qualité des interprètes vocaux et instrumentaux, notamment au deuxième acte où "une ariette chantée par la citoyenne Rolandeau" a donné "beaucoup de plaisir".
La structure de l'ouverture en fa majeur suit fidèlement les canons de l'époque. Une introduction lente mettant en valeur cinq solistes (flûte, hautbois, clarinette, basson, cor) est suivie d'un allegretto de forme rondo-sonate (A-B-A-C-A-B'-coda), dont le chœur (A) est joué par l'orchestre au complet, tandis que les couplets (B et C) sont un dialogue entre les solistes et le ripieno. Le couplet C est remarquable par son thème emprunté aux "Couplets" chantés par Hubert à l'acte 1 et sujet à de nombreuses variations : Devienne, comme beaucoup de ses contemporains, met en avant la figure du soldat, personnage très prisé par le public de l'opéra-comique de l'époque. Quant à l'harmonie, elle ne s'aventure jamais au-delà des tonalités proches. En revanche, les mélodies sont plus élaborées, mais facilement mémorisables grâce à leur ligne gracieuse et mélodique.
Ainsi, l'ouverture des Comédiens ambulants témoigne de l'intérêt de l'époque révolutionnaire pour les styles concertants et révèle un compositeur dont la musique délicate et virtuose "donne l'occasion aux premiers artistes de l'orchestre de faire briller la supériorité de leurs talents".

sous la direction scientifique de
Jean-Christophe Branger,
(département de Musique et Musicologie de
UFR Arts Lettres et Langues-Metz, Université de Lorraine)
(traduction Philippe Do).

Détails: flûte solo, hautbois solo, clarinette solo, basson solo, cor solo, 1 petite flûte, 1 hautbois, 1 clarinette, 1 basson, 2 cors, timbales, cordes