Christoph Willibald Gluck
Orphée et Eurydice - Suite d'orchestre (Ouverture, Ballet des Ombres heureuses, Air de furies)
tragédie en 3 actes sur un livret de Pierre-Louis Moline
Christoph Willibald Gluck
Orphée et Eurydice - Suite d'orchestre (Ouverture, Ballet des Ombres heureuses, Air de furies)
tragédie en 3 actes sur un livret de Pierre-Louis Moline
- Formation Orchestre
- Compositeur Christoph Willibald Gluck
- Édition Conducteur
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231808605
TVA incluse,
Hors frais de port
Non disponible dans tous les pays. Apprendre encore plus
Description:
Avec Orfeo ed Euridice, Gluck s'oppose à plus d'un siècle et demi de tradition italienne et devient la figure incontournable de l'histoire de l'opéra. En collaboration avec Calzabigi, il refuse la prouesse technique des airs virtuoses de l'opéra italien et prône la simplicité et "l'expression directe et sincère des sentiments". La version de 1762 est néanmoins moins dense que l'Orphée et Eurydice de 1774, écrit avec Pierre-Louis Moline pour adapter le livret de Calzabigi à la langue française : Gluck modifie la partie vocale du héros et la confie à un ténor au lieu d'un castrat ; il ajoute à la version originale quelques pièces vocales et orchestrales.
L'ouverture en ut majeur a survécu aux changements du compositeur. Son caractère vif et joyeux diffère de l'atmosphère sombre de la tragédie qu'elle introduit. Elle est construite selon la forme sonate mono-thématique, caractérisée par son plan en trois parties : une exposition introduit deux thèmes, l'un dans la tonalité principale, l'autre à la 5e ; puis un développement et enfin une réexposition avec à nouveau les deux thèmes principaux de la première partie dans la tonalité d'origine.
La partition de 1774 bénéficie des modifications de Gluck, introduisant des pièces originales et réutilisant celles des partitions précédentes, notamment à l'acte 2. Avec ses deux scènes antithétiques des Enfers puis de l'Elysée, cet acte juxtapose des paysages et des émotions contrastés. L'aria des "Furies", composée à l'origine pour le ballet Don Juan, conclut la première scène par une danse dantesque des créatures maléfiques, avant qu'elles ne disparaissent dans l'abîme.
Gluck s'est encore une fois montré révolutionnaire en offrant une image effrayante des Enfers par l'utilisation de rythmes frénétiques pour les cordes et d'accords dissonants consécutifs intensifiés par la section des cuivres. Cet "air des Furies" est d'autant plus impressionnant qu'il contraste avec le morceau suivant, lui aussi modifié pour la version française. La "Danse des esprits bienheureux" est une parfaite introduction à la deuxième scène, l'Elysium. Avec un remarquable menuet de forme binaire avec reprises, déjà présent dans l'Orfeo ed Euridice, Gluck dépeint un paysage idyllique, paisible et coloré. Le compositeur ajoute néanmoins à la version initiale un trio en ré mineur avec la mélodie de la flûte solo et "l'accompagnement fluide des violons semblable au murmure des ruisseaux".
Orphée et Eurydice remporte un vif succès auprès du public français au point de convaincre les éléments les plus hostiles à la tragédie lyrique française. Ainsi, Jean-Jacques Rousseau, ardent défenseur de l'opéra italien, tomba sous le charme de cette pièce et aurait déclaré : "Si l'on peut ressentir un si grand plaisir pendant deux heures, alors je peux concevoir que la vie puisse valoir quelque chose."
Manon Bertaux
sous la direction scientifique de
(département Musique et Musicologie de l'UFR ALL - Metz de l'université de Lorraine)
(traduction Philippe Do)
L'Ouverture est également disponible séparément.
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, 3 trombones, timbales, cordes
L'ouverture en ut majeur a survécu aux changements du compositeur. Son caractère vif et joyeux diffère de l'atmosphère sombre de la tragédie qu'elle introduit. Elle est construite selon la forme sonate mono-thématique, caractérisée par son plan en trois parties : une exposition introduit deux thèmes, l'un dans la tonalité principale, l'autre à la 5e ; puis un développement et enfin une réexposition avec à nouveau les deux thèmes principaux de la première partie dans la tonalité d'origine.
La partition de 1774 bénéficie des modifications de Gluck, introduisant des pièces originales et réutilisant celles des partitions précédentes, notamment à l'acte 2. Avec ses deux scènes antithétiques des Enfers puis de l'Elysée, cet acte juxtapose des paysages et des émotions contrastés. L'aria des "Furies", composée à l'origine pour le ballet Don Juan, conclut la première scène par une danse dantesque des créatures maléfiques, avant qu'elles ne disparaissent dans l'abîme.
Gluck s'est encore une fois montré révolutionnaire en offrant une image effrayante des Enfers par l'utilisation de rythmes frénétiques pour les cordes et d'accords dissonants consécutifs intensifiés par la section des cuivres. Cet "air des Furies" est d'autant plus impressionnant qu'il contraste avec le morceau suivant, lui aussi modifié pour la version française. La "Danse des esprits bienheureux" est une parfaite introduction à la deuxième scène, l'Elysium. Avec un remarquable menuet de forme binaire avec reprises, déjà présent dans l'Orfeo ed Euridice, Gluck dépeint un paysage idyllique, paisible et coloré. Le compositeur ajoute néanmoins à la version initiale un trio en ré mineur avec la mélodie de la flûte solo et "l'accompagnement fluide des violons semblable au murmure des ruisseaux".
Orphée et Eurydice remporte un vif succès auprès du public français au point de convaincre les éléments les plus hostiles à la tragédie lyrique française. Ainsi, Jean-Jacques Rousseau, ardent défenseur de l'opéra italien, tomba sous le charme de cette pièce et aurait déclaré : "Si l'on peut ressentir un si grand plaisir pendant deux heures, alors je peux concevoir que la vie puisse valoir quelque chose."
Manon Bertaux
sous la direction scientifique de
(département Musique et Musicologie de l'UFR ALL - Metz de l'université de Lorraine)
(traduction Philippe Do)
L'Ouverture est également disponible séparément.
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, 3 trombones, timbales, cordes