Max d' Ollone
L'Été
sur un poème de Victor Hugo
Max d' Ollone
L'Été
sur un poème de Victor Hugo
- Formation Orchestre
- Compositeur Max d' Ollone
- Parolier Victor Hugo
- Édition Conducteur
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231808674
TVA incluse,
Hors frais de port
Non disponible dans tous les pays. Apprendre encore plus
Description:
Loin d'être une œuvre isolée dans la production de Max d'Ollone, L'Été appartient avec Hymne, Dans la tempête et Sous-Bois à un ensemble de quatre chœurs écrits dans le contexte particulier du concours du Prix de Rome. Ce prix, créé en 1803, a été supprimé à la suite des événements de mai 1968. Il a été pendant plus d'un siècle et demi la récompense française la plus convoitée en matière de composition musicale. Organisé par l'Institut de France, il assurait à ses lauréats, sinon la certitude d'une carrière facile, du moins une ouverture importante sur le monde artistique, et quelques années de résidence en Italie dans la prestigieuse Villa Médicis. De fait, rares sont ceux qui ont résisté à l'attrait de cette récompense, aboutissement potentiel et éblouissant de longues années d'études. Même parmi les représentants les plus progressistes de l'art français, comme Berlioz, Debussy ou Ravel, tous s'efforçaient de répondre aux attentes plutôt conservatrices de l'Académie des beaux-arts. À partir de 1894, d'Ollone participe au concours. La première épreuve est éliminatoire et les candidats doivent écrire en une semaine une fugue et un chœur avec accompagnement orchestral sur un poème imposé. La seconde épreuve consistait en la composition d'une grande cantate à trois voix solistes, comme Frédégonde, avec laquelle d'Ollone remporta le distingué Premier Grand Prix.
Complété en mai 1894 pour sa première participation au Prix de Rome, L'Été ne compte pas parmi les œuvres les plus représentatives de d'Ollone. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse écrite pour un concours destiné à répondre à plusieurs exigences imposées au musicien. Néanmoins, entre le respect d'une certaine tradition académique d'élégance et de clarté et le pur déploiement technique, on trouve l'expression d'une réelle sensibilité. Comment ne pas admirer l'ampleur juvénile de ces pages finement écrites, ou cette fin délicate aux harmonies audacieuses ? Entre la grande pureté de l'écriture chorale et la maîtrise de l'accompagnement qui la met en valeur, le compositeur a su magnifier l'atmosphère particulière, presque lyrique, des quatre vers de Victor Hugo. Construite autour de deux thèmes distincts, la pièce est remarquable par sa forme tripartite épurée, le thème central formant un contraste s'effaçant peu à peu jusqu'à la reprise attendue de la partie initiale. Au-delà de quelques bizarreries aisément pardonnables pour un si jeune homme, L'Été est profondément ancré dans l'héritage du siècle de Jules Massenet et témoigne de l'esthétique particulière qui caractérise les œuvres du Prix de Rome. Longtemps critiquées comme de simples exercices de style profondément désuets, elles recèlent pourtant des beautés qu'il convient de redécouvrir.
(traduction Philippe Do)
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 1 trompette, 3 trombones, timbales, 1 harpe, cordes
Complété en mai 1894 pour sa première participation au Prix de Rome, L'Été ne compte pas parmi les œuvres les plus représentatives de d'Ollone. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse écrite pour un concours destiné à répondre à plusieurs exigences imposées au musicien. Néanmoins, entre le respect d'une certaine tradition académique d'élégance et de clarté et le pur déploiement technique, on trouve l'expression d'une réelle sensibilité. Comment ne pas admirer l'ampleur juvénile de ces pages finement écrites, ou cette fin délicate aux harmonies audacieuses ? Entre la grande pureté de l'écriture chorale et la maîtrise de l'accompagnement qui la met en valeur, le compositeur a su magnifier l'atmosphère particulière, presque lyrique, des quatre vers de Victor Hugo. Construite autour de deux thèmes distincts, la pièce est remarquable par sa forme tripartite épurée, le thème central formant un contraste s'effaçant peu à peu jusqu'à la reprise attendue de la partie initiale. Au-delà de quelques bizarreries aisément pardonnables pour un si jeune homme, L'Été est profondément ancré dans l'héritage du siècle de Jules Massenet et témoigne de l'esthétique particulière qui caractérise les œuvres du Prix de Rome. Longtemps critiquées comme de simples exercices de style profondément désuets, elles recèlent pourtant des beautés qu'il convient de redécouvrir.
(traduction Philippe Do)
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 1 trompette, 3 trombones, timbales, 1 harpe, cordes