Hymne
sur un poème de Jean Racine
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Max d' Ollone
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Description:

  • Parution: 01.04.2012
  • Durée: 5:00
  • Dimensions: 210 x 297 mm
  • Genre: Musique classique, Musique classique (romantisme)
  • ISMN: 9790231806342
Loin d'être une œuvre isolée dans la production de Max d'Ollone, Hymne appartient avec L'Été, Sous-Bois et Pendant la tempête à un ensemble de quatre chœurs écrits dans le contexte particulier du concours du Prix de Rome. Créé en 1803, il a été supprimé à la suite des événements de mai 1968. Il était depuis plus d'un siècle et demi la récompense française la plus convoitée en matière de composition musicale. Organisé par l'Institut de France, il assurait à ses lauréats, sinon la certitude d'une carrière facile, du moins une ouverture importante sur le monde artistique, et quelques années de résidence en Italie dans la prestigieuse Villa Médicis. De fait, rares sont ceux qui ont résisté à l'attrait de cette récompense, aboutissement potentiel et éblouissant de longues années d'études. Même parmi les représentants les plus progressistes de l'art français, comme Berlioz, Debussy ou Ravel, tous s'efforçaient de répondre aux attentes plutôt conservatrices de l'académie des Beaux-Arts. À partir de 1894, d'Ollone participe au concours. La première épreuve est éliminatoire et les candidats doivent écrire en une semaine une fugue et un chœur avec accompagnement orchestral sur un poème imposé. La seconde épreuve consistait en la composition d'une grande cantate à trois voix solistes, comme Frédégonde, avec laquelle il remporta le distingué Premier Grand Prix.
Pour une fois, c'est sur un texte d'origine liturgique que d'Ollone dut travailler pour sa seconde participation en mai 1895. Le poème de Jean Racine proposé aux candidats appartient aux Hymnes traduits du bréviaire romain, œuvre ancienne dont on sait qu'elle a inspiré Fauré dans son célèbre Cantique de Jean Racine (1865). Mais là où le premier nous offre un chef-d'œuvre de déférence et d'intériorité méditative, le second se révèle plus puissant et démonstratif, avec des accents presque lyriques plus proches de la scène que de la tribune. Ainsi, au-delà d'une filiation évidente entre les deux compositeurs de 20 ans, on peut mesurer l'écart entre les deux plus importantes institutions d'enseignement que sont l'école Niedermeyer et le Conservatoire. Pourtant, il n'y a guère ici de rupture ou de révolution : dans son Hymne, d'Ollone témoigne avant tout d'un souci de répondre aux exigences du concours ; il prend soin de respecter la grande tradition académique et donne une œuvre élégante et équilibrée. Certes, cette œuvre ne compte pas parmi les plus audacieuses du compositeur, mais elle séduit par sa simplicité et la souplesse de son écriture vocale, notamment dans sa partie centrale consacrée aux voix solistes, soulignée par un accompagnement aux couleurs variées et consolidée par un thème dynamique entendu dès les premières mesures. Sans doute, tant de raffinements ne peuvent que plaider en faveur de ce répertoire méconnu...

(traduction Philippe Do)

Détails: chœur mixte (SATB), 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones, timbales, 2 harpes, cordes (2.2.2.2. - 4.2.3.0. - timb. harp.(2) - 10.8.6.5.4)