Anton Reicha
Concerto pour piano, en mi bémol majeur
Anton Reicha
Concerto pour piano, en mi bémol majeur
- Formation Piano et Orchestre
- Compositeur Anton Reicha
- Éditeur Michael Bulley
- Édition Partition de poche
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9782364850842
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
Cette édition du Concerto pour piano en mi bémol majeur est basée sur le manuscrit D-11708 (1) de la Bibliothèque nationale de France. La liasse du manuscrit comprend les parties individuelles pour piano et orchestre, mais pas la partition complète. Le titre ne mentionne pas Reicha comme compositeur, mais le nom "Reicha" a été ajouté sur la page de garde, probablement par un bibliothécaire. Jusqu'en novembre 2018, il manquait au manuscrit les 44 dernières mesures de la partie de piano. Suite à des communications avec François-Pierre Goy de la B.N.F. et avec le pianiste et musicologue Henrik Löwenmark, nous avons reçu des copies d'un manuscrit jusqu'alors non identifié, de trois pages, portant le numéro de catalogue MS 3830 (5). Il s'est avéré qu'il s'agissait des 44 mesures manquantes. Ces feuilles ont été insérées dans le manuscrit D-11708 (1) et numérotées comme les pages 33-35.
La date de composition du concerto est généralement supposée se situer autour de 1804. L'œuvre ne possède pas l'ampleur et les contrastes dramatiques des trois Grandes Sonates pour piano, datant de 1803 à 1805, mais son style s'apparente à celui de certains mouvements des symphonies composées entre 1802 et 1808. C'est le seul concerto pour piano de Reicha que nous connaissions.
Dans ce concerto, un groupe rythmique de trois est omniprésent. Les deux premiers mouvements comportent de longs passages en triolets, et le finale est en 6/8, un rythme de deux groupes de trois. En ce qui concerne l'organisation des thèmes, le premier mouvement est loin d'être traditionnel. Le piano entre à la mesure 64 avec un thème tout à fait nouveau, en trois parties, d'une durée de 29 mesures, dans la tonalité principale de mi bémol majeur. On hésiterait cependant à désigner ce passage comme le thème principal, car il ne revient qu'une seule fois, toujours dans la même tonalité. Si l'on voulait parler d'un thème principal dans ce mouvement, le meilleur choix semblerait être le motif qui apparaît deux fois dans l'introduction orchestrale, d'abord à la mesure 17 en sol mineur, puis, huit mesures plus tard, en mi bémol majeur. Le piano reprend finalement ce thème à la mesure 98, d'abord en do mineur, puis en sol mineur, suivi de fa majeur et enfin de sol majeur. Juste avant la fin du mouvement, nous entendons ce thème sous une forme abrégée, joué par les vents, en mi bémol majeur. Selon cette analyse, nous avons donc un thème principal que le soliste ne joue jamais dans la tonalité principale !
Le deuxième mouvement, l'Adagio, commence par deux accords de l'orchestre, joués forte, comme une grande déclaration. Le piano reprend ces accords à son entrée et les fait suivre de séquences chromatiques de demisemiquavres (32e notes), un contraste destiné peut-être à démontrer les qualités de l'instrument. Reicha semble avoir aimé conclure certains mouvements, comme ici, par une séquence de figures arpégées. On peut le comparer au deuxième mouvement de sa Grande Sonate en do majeur.
Le finale a le caractère d'une danse, avec des motifs répétés consécutivement, pour un effet humoristique. Mais cette danse contient également des dissonances intéressantes : à trois reprises, une pédale de mi bémol est attaquée par des accords contenant du ré naturel, puis du mi naturel. La légèreté de ce mouvement rappelle les finales des trois sonates pour piano, opus 46, écrites au milieu des années 1790
.
Détails: piano, 1 flûte, 2 hautbois, 2 cors, violons 1, violons 2, altos, violoncelles, contrebasses
La date de composition du concerto est généralement supposée se situer autour de 1804. L'œuvre ne possède pas l'ampleur et les contrastes dramatiques des trois Grandes Sonates pour piano, datant de 1803 à 1805, mais son style s'apparente à celui de certains mouvements des symphonies composées entre 1802 et 1808. C'est le seul concerto pour piano de Reicha que nous connaissions.
Dans ce concerto, un groupe rythmique de trois est omniprésent. Les deux premiers mouvements comportent de longs passages en triolets, et le finale est en 6/8, un rythme de deux groupes de trois. En ce qui concerne l'organisation des thèmes, le premier mouvement est loin d'être traditionnel. Le piano entre à la mesure 64 avec un thème tout à fait nouveau, en trois parties, d'une durée de 29 mesures, dans la tonalité principale de mi bémol majeur. On hésiterait cependant à désigner ce passage comme le thème principal, car il ne revient qu'une seule fois, toujours dans la même tonalité. Si l'on voulait parler d'un thème principal dans ce mouvement, le meilleur choix semblerait être le motif qui apparaît deux fois dans l'introduction orchestrale, d'abord à la mesure 17 en sol mineur, puis, huit mesures plus tard, en mi bémol majeur. Le piano reprend finalement ce thème à la mesure 98, d'abord en do mineur, puis en sol mineur, suivi de fa majeur et enfin de sol majeur. Juste avant la fin du mouvement, nous entendons ce thème sous une forme abrégée, joué par les vents, en mi bémol majeur. Selon cette analyse, nous avons donc un thème principal que le soliste ne joue jamais dans la tonalité principale !
Le deuxième mouvement, l'Adagio, commence par deux accords de l'orchestre, joués forte, comme une grande déclaration. Le piano reprend ces accords à son entrée et les fait suivre de séquences chromatiques de demisemiquavres (32e notes), un contraste destiné peut-être à démontrer les qualités de l'instrument. Reicha semble avoir aimé conclure certains mouvements, comme ici, par une séquence de figures arpégées. On peut le comparer au deuxième mouvement de sa Grande Sonate en do majeur.
Le finale a le caractère d'une danse, avec des motifs répétés consécutivement, pour un effet humoristique. Mais cette danse contient également des dissonances intéressantes : à trois reprises, une pédale de mi bémol est attaquée par des accords contenant du ré naturel, puis du mi naturel. La légèreté de ce mouvement rappelle les finales des trois sonates pour piano, opus 46, écrites au milieu des années 1790
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Détails: piano, 1 flûte, 2 hautbois, 2 cors, violons 1, violons 2, altos, violoncelles, contrebasses