Camille Saint-Saëns
Chœur de Sylphes
pour chœur et orchestre
Camille Saint-Saëns
Chœur de Sylphes
pour chœur et orchestre
- Formation Chœur et Orchestre
- Compositeur Camille Saint-Saëns
- Édition Set de parties
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231804676
TVA incluse,
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Description:
Loin d'être une œuvre isolée dans la production de Camille Saint-Saens, le Chœur de sylphes appartient à un petit ensemble écrit au début de sa carrière dans le contexte particulier du concours du Prix de Rome. Celui-ci avait été institué en 1803 et supprimé à la suite des événements de mai 1968. Il était depuis plus d'un siècle et demi, la récompense française la plus convoitée en matière de composition musicale. Organisé par l'Institut de France, il assurait à ses lauréats, sinon la certitude d'une carrière facile, du moins une ouverture importante sur le monde artistique, et quelques années de résidence en Italie dans la prestigieuse Villa Médicis. De fait, rares sont ceux qui ont résisté à l'attrait de cette récompense, aboutissement potentiel et éblouissant de longues années d'études. Il n'est donc pas surprenant qu'une personnalité telle que Saint-Saëns se soit présentée au concours. Mais il ne remportera jamais le fameux Premier Grand Prix, alors qu'il deviendra l'un des plus illustres représentants de l'art académique du début du XXe siècle. La première épreuve était éliminatoire et les candidats devaient écrire en une semaine une fugue et un chœur avec accompagnement orchestral sur un poème imposé. La seconde épreuve consistait en la composition d'une grande cantate pour trois voix solistes. Saint-Saëns lui-même a écrit deux cantates de ce type, Le Retour de Virginie (1852) et Ivanhoé (1864).
Saint-Saëns a écrit le Chœur de sylphes entre le 5 et le 11 juin 1852 pour sa première participation au concours. Chaleureusement accueilli par le jury, le compositeur s'est classé premier des six candidats pour l'épreuve finale. Il est vrai que le poème proposé avait tout pour le faire briller. Zirphile et Fleur de myrte est tiré d'un livret d'Étienne de Jouy et Nicolas Lefebvre, déjà mis en musique par Charles-Simon Catel (1818) ; l'extrait choisi (acte I, scène 4) se prêtait particulièrement bien à l'exercice. En quelques pages serrées, Saint-Saëns parvient à transcrire l'atmosphère merveilleuse, toute en légèreté, du monde des esprits de l'air. Par bien des aspects, le résultat obtenu rappelle le "Scherzo" du Songe d'une nuit d'été (1843) de Mendelssohn, compositeur que Saint-Saëns vénérait. Bien entendu, comme toutes les œuvres de jeunesse, le Chœur de sylphes a été écrit sous influence. Destiné au Prix de Rome, il devait répondre à plusieurs exigences que certains ont dénoncées comme dépassées. Au-delà de ces critiques un peu simplistes, cette œuvre reste un exemple réussi de la grande tradition académique française et de son idéal d'élégance et de clarté. Derrière une incontestable maîtrise de la forme et de l'écriture, le compositeur dévoile une œuvre, sinon révolutionnaire, pleine de beautés incontestables.
(traduction Philippe Do)
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, timbales, cordes (parties séparées avec cordes (10,8,6,4,3))
Saint-Saëns a écrit le Chœur de sylphes entre le 5 et le 11 juin 1852 pour sa première participation au concours. Chaleureusement accueilli par le jury, le compositeur s'est classé premier des six candidats pour l'épreuve finale. Il est vrai que le poème proposé avait tout pour le faire briller. Zirphile et Fleur de myrte est tiré d'un livret d'Étienne de Jouy et Nicolas Lefebvre, déjà mis en musique par Charles-Simon Catel (1818) ; l'extrait choisi (acte I, scène 4) se prêtait particulièrement bien à l'exercice. En quelques pages serrées, Saint-Saëns parvient à transcrire l'atmosphère merveilleuse, toute en légèreté, du monde des esprits de l'air. Par bien des aspects, le résultat obtenu rappelle le "Scherzo" du Songe d'une nuit d'été (1843) de Mendelssohn, compositeur que Saint-Saëns vénérait. Bien entendu, comme toutes les œuvres de jeunesse, le Chœur de sylphes a été écrit sous influence. Destiné au Prix de Rome, il devait répondre à plusieurs exigences que certains ont dénoncées comme dépassées. Au-delà de ces critiques un peu simplistes, cette œuvre reste un exemple réussi de la grande tradition académique française et de son idéal d'élégance et de clarté. Derrière une incontestable maîtrise de la forme et de l'écriture, le compositeur dévoile une œuvre, sinon révolutionnaire, pleine de beautés incontestables.
(traduction Philippe Do)
Détails: 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, timbales, cordes (parties séparées avec cordes (10,8,6,4,3))