John Glenesk Mortimer
3 Poèmes de Federico García Lorca
pour soprano et orchestre à cordes
John Glenesk Mortimer
3 Poèmes de Federico García Lorca
pour soprano et orchestre à cordes
- Formation Voix élevées et Orchestre à cordes
- Compositeur John Glenesk Mortimer
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Niveau de difficulté
- Édition Conducteur et parties
- Maison d’Édition Editions Marc Reift
- N ° de commande EMR51909
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
I - LA GUITARE La guitare se met à pleurer. Les rayons de l'aube se brisent. La guitare commence à pleurer, et il est inutile de vouloir la faire taire - il est impossible de la faire taire. Elle pleure de manière monotone, comme l'eau pleure et comme le vent pleure sur les champs enneigés. On ne peut pas la faire taire ; elle pleure pour des choses lointaines. Le sable du sud qui se languit des camélias blancs. Elle pleure comme une flèche sans cible ou un soir sans matin et le premier oiseau mort sur une branche. Ô guitare ! Un cœur mortellement blessé par cinq épées. II - MALAGUEÑA La mort va et vient de la taverne. Des chevaux noirs et des silhouettes sombres parcourent les chemins profonds de la guitare. Les fleurs fiévreuses du rivage sentent le sel et le sang des femmes. La mort va et vient de la taverne. III - CANCIÓN Une jolie jeune fille cueille des olives. Le vent qui caresse les tours l'étreint à la taille. Quatre cavaliers passent sur des poneys andalous, vêtus de bleu et de vert, avec de longues capes sombres. Viens à Cordoue, ma belle, dit la jeune fille sans leur prêter attention. Trois jeunes toreros élancés passent à cheval, vêtus d'orange, avec d'antiques épées d'argent. Viens à Séville, ma belle. La jeune fille ne leur prête aucune attention. Dans la pâle lumière pourpre du soir, un jeune homme arrive avec des roses et des myrtes semblables à la lune. Viens à Grenade, ma belle. Mais la jeune fille ne l'écoute pas ; elle continue à cueillir des olives, le bras gris du vent enroulé autour de sa taille.