Étude de concert No. 4
pour guitare solo
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Giulio Regondi
Étude de concert No. 4
pour guitare solo
NOUVEAU

Giulio Regondi
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Description:

  • Langue: anglais français
  • Pages: 8
  • Parution: 01.10.2026
  • Poids: 36 g
  • Catégorie: Études
  • Genre: Musique classique, Musique classique (romantisme)
  • ISBN: 9782898525742
Peu de compositeurs de la scène guitaristique du XIXe siècle pouvaient rivaliser avec l’imagination créative de Giulio Regondi. L’une des caractéristiques les plus marquantes de son style de composition réside dans son langage harmonique sophistiqué. Son traitement des progressions, des dissonances, des contrastes et des modulations offre une perspective nouvelle, avec une remarquable variété de couleurs et de nuances. En effet, l’« Étude de concert n° 4 » est un exemple particulièrement réussi de ces caractéristiques.

Malgré la qualité de la musique de Regondi et la reconnaissance dont il jouissait en tant qu’interprète de son vivant, il a fallu attendre plus d’un siècle après sa mort pour qu’il reçoive la reconnaissance qu’il méritait véritablement. En 1981, les Éditions Chanterelle ont publié « Giulio Regondi : L’intégrale des œuvres pour guitare », sous la direction de Simon Wynberg. La même année, le guitariste danois Leif Christensen fut le premier à enregistrer les œuvres pour guitare de Regondi (Rêverie op. 19, Fête villageoise op. 20, 1er Air varié op. 21, 2e Air varié op. 22 et Introduction et Caprice op. 23). Le célèbre guitariste David Russell a ensuite enregistré « Rêverie » sur son album « 19th Century Music » (1987). Toujours dans les années 1980, la guitariste et chercheuse Matanya Ophee a découvert les « Dix Études » pour guitare de Regondi, qui ont été publiées par les Éditions Orphée en 1990. En 1993, elles ont été enregistrées par David Starobin dans le cadre de la collection « The Great Regondi », publiée par la Giulio Regondi Guild.

Outre ses talents de guitariste et de compositeur acclamés, Regondi fut l’un des principaux défenseurs de la concertina, un instrument récemment inventé et mis au point par Sir Charles Wheatstone. En effet, sa production pour concertina dépasse considérablement son catalogue pour guitare, non seulement en quantité mais aussi en variété. Ses œuvres pour concertina comprennent deux méthodes pédagogiques, des compositions originales pour solo et de musique de chambre avec accompagnement au piano, deux concertos et plusieurs fantaisies basées sur des mélodies populaires.

J’ai découvert pour la première fois les œuvres pour concertina de Regondi au cours de mon master en 2003, grâce au professeur Allan Atlas, qui m’a aimablement envoyé des copies de plusieurs partitions. Parmi celles-ci figurait l’une des méthodes susmentionnées, l’« Hexameron du Concertiniste », un recueil de six études de concert pour concertina solo. Dédié à l’ami du compositeur, le révérend Samuel Dickson Sandes, cet ouvrage a été publié à Londres en 1857. Curieusement, la dernière étude de cette série présente une certaine ressemblance avec la dernière des dix études pour guitare.

Une transcription pour guitare de la quatrième étude de l’Hexameron a été incluse dans l’édition Chantarelle des œuvres pour guitare de Regondi sous le titre « Étude 4b », afin de la distinguer de la quatrième des dix études. Cette version s’inspire d’un manuscrit répertorié dans le catalogue d’Eleuterio F. Tiscornia, un collectionneur argentin de musique pour guitare, publié en 1948 par Ricordi Americana. Datée du 19 janvier 1944, cette copie est désormais accessible via IMSLP. Il s’agit d’une transcription littérale de l’étude pour concertina, qui conserve la tonalité originale de fa majeur.

Dans la présente édition, j’ai choisi de la transposer en ré majeur, en abaissant la 6e corde au ré. Bien que Regondi n’ait jamais utilisé cette scordatura particulière dans ses compositions originales pour guitare, elle s’avère très efficace dans cette transcription, favorisant la résonance naturelle de l’instrument et un caractère plus idiomatique.