Élégie
pour guitare solo
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Francis Bebey
Élégie
pour guitare solo

Francis Bebey
Élégie

pour guitare solo

  • Formation Guitare classique
  • Compositeur Francis Bebey
  • Éditeur Ingrid Riollot
  • Niveau de difficulté
    (moyen)
  • Édition Partition
  • Maison d’Édition Doberman
  • N ° de commande DOZDO1522
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Description:

  • Pages: 4
  • Parution: 01.06.2024
  • Genre: Musique classique, Musique classique moderne
  • ISBN: 9782897963026
Francis Bebey est né à Douala en juillet 1929, dans une famille nombreuse où son père, pasteur, peinait à nourrir ses enfants. Mais Francis a la possibilité d'aller à l'école. Admirant son frère aîné, Marcel Eyidi Bebey, il s'instruit, se distingue et finit par obtenir une bourse pour aller passer son baccalauréat en France. Nous sommes à la fin des années 50 lorsqu'il arrive à La Rochelle. Plus que jamais, dans cette France où les Africains sont regardés avec curiosité, condescendance ou dédain, François s'appuie sur ses ressources intellectuelles. Travailleur assidu, il obtient son baccalauréat, puis s'installe à Paris où il entame des études d'anglais à la Sorbonne. Un jour, il sait ce qui l'attire vraiment : il veut faire de la radio. Francis apprend son métier en France et aux États-Unis. Après avoir travaillé quelques années comme reporter, il est engagé en 1961 comme fonctionnaire international au département de l'information de l'UNESCO. Parallèlement, Francis a toujours été attiré par la création musicale. Son activité diurne très sérieuse ne l'empêche pas de fréquenter les clubs de jazz le soir. A Paris, le jazz, musique à la mode à l'époque, mais aussi la rumba et la salsa l'attirent. Il collectionne les disques et assiste à de nombreux concerts. Avec son complice Manu Dibango, Francis monte sur scène et joue de la musique. Francis aime la musique classique depuis son enfance. Il grandit en écoutant les cantates et les oratorios de Bach ou de Haendel que son père chantait au temple. Il se passionne pour la guitare, impressionné par les maîtres espagnols et sud-américains, et décide d'apprendre à gratter l'instrument lui-même. Il commence à composer des pièces pour guitare, mêlant les diverses influences qui le traversent à la musique traditionnelle africaine qu'il porte en lui depuis l'enfance. Sa démarche séduit le directeur du Centre culturel américain (alors situé dans le quartier Saint-Germain à Paris), qui lui propose de se produire devant un public. Francis y donne son premier récital de guitare (1963) devant un public médusé. Son premier album solo sort peu après. Peu à peu, Francis est reconnu comme musicien et compositeur. Plusieurs albums de l'ambassadeur de la guitare africaine, tel que décrit par la presse, voient le jour. Il écrit également des livres, au point que sa carrière artistique devient difficilement conciliable avec sa carrière de fonctionnaire. En 1974, alors qu'il est devenu directeur général chargé de la musique à l'UNESCO, il prend un parti audacieux et démissionne de cette prestigieuse institution pour se consacrer aux trois activités qui l'intéressent : la musique, la littérature et le journalisme. Il explore le patrimoine musical traditionnel du continent africain, notamment à travers le piano sanza, la musique polyphonique des pygmées d'Afrique centrale, ou encore en chantant dans sa langue maternelle et en composant des chansons humoristiques en français ! Le succès est au rendez-vous. Francis Bebey parcourt le monde : de la France au Brésil, du Cameroun à la Suède, de l'Allemagne aux Caraïbes, ou du Maroc au Japon... la liste des pays où il est invité à se produire, à donner des conférences ou à rencontrer des lecteurs est très longue. Outre la reconnaissance du public, il a bénéficié de celle de ses collègues musiciens, comme le guitariste John Williams ou le Vénézuélien Antonio Lauro, qui l'a invité à faire partie du jury d'un concours de guitare classique à Caracas. Sa vie est celle d'un pionnier africain, d'un homme enraciné dans son héritage culturel et porteur d'un message de partage et d'espoir pour le monde. Son originalité continue de vibrer dans le monde entier depuis sa disparition à la fin du mois de mai 2001.