Symphonie, en mi bémol majeur
sera expédié dans 1-2 semaines
Simon Le Duc
Symphonie, en mi bémol majeur
Vidéo voir PDF voir

Simon Le Duc
Symphonie, en mi bémol majeur

  • Formation 2 Flûtes traversières, 2 Cors et Cordes
  • Compositeur Simon Le Duc
  • Édition Partition de poche
  • Maison d’Édition Symétrie
  • N ° de commande 9790231803327
sera expédié dans 1-2 semaines
  • Carte de crédit
  • Rechnung La facture
  • PayPal
  • Sepa

Non disponible dans tous les pays. Apprendre encore plus

Description:

  • Pages: 55
  • Parution: 01.04.2017
  • Durée: 15:00
  • Dimensions: 210 x 297 mm
  • Poids: 175 g
  • Genre: Musique classique, Musique classique (baroque), Symphonies
  • ISMN: 9790231803327
Selon l'édition originale, cette symphonie a été créée au Concert des amateurs - société de concerts concurrente du Concert spirituel - en 1777, année de la mort de Le Duc. Elle témoigne d'une fusion des styles germanique (école de Mannheim), français et italien. Le Duc a sans doute été influencé par l'Italie, comme presque tous les symphonistes de son temps, la structure de l'œuvre étant en 3 mouvements, rapide-lent-rapide. Il y ajoute cependant une expressivité germanique, avec une orchestration typique de l'école allemande, et y ajoute la virtuosité caractéristique de l'école française, en particulier pour le violon, son propre instrument.
Son style avant-gardiste apparaît clairement avec l'utilisation d'une grande variété de rythmes différents dans de courts passages. Les contrastes dynamiques omniprésents sont efficaces et spectaculaires. En général, l'harmonie reste simple. Néanmoins, l'utilisation dans la première partie d'un accord de septième diminuée (mesure 139) démontre la recherche d'un style et de couleurs qui préfigurent les grandes symphonies préromantiques. Les flûtes et les cors donnent du corps au matériau harmonique, tandis que les violons se distinguent par une ligne mélodique contrastée. Les instruments à vent jouent rarement seuls et sont utilisés avec beaucoup de finesse. Le chromatisme, utilisé non seulement dans les parties médianes mais aussi dans la mélodie, renforce l'expressivité. La symphonie commence par un allegro vivace précédé d'une introduction lente maestoso, qui renforce le caractère joyeux de cette section. La beauté du deuxième mouvement se fait sentir par l'utilisation de suspensions, de tuilages et de la sixte napolitaine, un intervalle très fréquemment utilisé pour créer un sentiment de drame et d'émotion. Cet adagio sostenuto émouvant contraste avec le dernier mouvement de la symphonie, un rondo moderato dynamique et léger. Le thème est traité de manière différente à chaque reprise, soit en tierces, soit avec la section des vents, qui a un rôle plus actif dans cette troisième partie que dans les précédentes. La simplicité du thème et la légèreté française des ornements en croches ou en doubles croches, qui donnent à ce rondo une particularité délicate, renforcent la gravité et la profondeur du mouvement central.
Cette symphonie vivante, riche et expressive de Simon Le Duc est, comme le dit Barry S. Brook, "l'un des chefs-d'œuvre de la musique symphonique du XVIIIe siècle".

Sous la direction scientifique de
Pierre Pascal,
(département de Musique et Musicologie de
UFR Arts Lettres et Langues-Metz, Université de Lorraine)
(traduction Philippe Do).