Lucretia
for Soprano, Violin, Cello and Piano
sera expédié dans 4-8 jours ouvrables
Joni Greene
Lucretia
for Soprano, Violin, Cello and Piano
Démo écouter PDF voir

Joni Greene
Lucretia

for Soprano, Violin, Cello and Piano

  • Formation Voix (haute), Violon, Violoncelle et Piano
  • Compositeur Joni Greene
  • Niveau de difficulté
    (difficile)
  • Édition Partition
  • Maison d’Édition Color Works Press
  • N ° de commande CWP32067248
sera expédié dans 4-8 jours ouvrables
  • Carte de crédit
  • Rechnung La facture
  • PayPal
  • Sepa

Non disponible dans tous les pays. Apprendre encore plus

Description:

  • Parution: 01.01.2008
  • Durée: 18:30
Lucrèce s'est inspirée de l'histoire de Lucrèce Romaine, que l'on trouve principalement dans l'"Histoire de Rome" de Livius et dans les "Fasti" d'Ovide. L'histoire commence lorsque les troupes romaines assiègent la ville d'Ardea, tandis que Sextus Tarquin, le fils du roi de Rome, se dispute avec ses hommes sur les mérites de leurs femmes. Collatinus suggère qu'ils retournent secrètement dans leurs maisons pour voir par eux-mêmes comment se comportent leurs femmes. Ils commencent par visiter la maison de Sextus et constatent que les femmes ont ouvert la cave à vin, ce qui est interdit, et qu'elles font la fête avec leurs serviteurs au milieu des danses et des couronnes de fleurs. Une visite à la maison de Collatinus montre sa femme Lucrèce filant la laine avec ses servantes et déplorant l'absence de son mari. Cette image d'innocence domestique éveille le désir de Sextus et, de retour au camp, il ne peut s'empêcher de penser à la femme de Collatinus. Au milieu de la nuit, il revient dans ses appartements et la viole. Il menace de la tuer et de la laisser seule avec une esclave nue et morte, afin d'assurer sa réputation d'adultère. Plus tard, elle avoue son crime à son mari et à son père, qui lui assurent qu'elle est innocente. Bien que sa famille lui assure que ce crime sera vengé, elle ne peut pas supporter la culpabilité et la honte qu'elle ressent et se suicide. Après son suicide, son corps nu défile dans Rome et l'indignation publique que cela suscite bannit toute la famille Tarquin, et c'est ainsi que commence la fondation de la République romaine.

J'ai imaginé cette œuvre dans l'esprit d'un opéra, où la scène est aménagée par une introduction instrumentale. A partir de ce point de départ, le premier mouvement, The Jewel of Rome, se concentre sur Lucrèce, qui se présente au public de manière sombre comme une femme connue pour sa vertu. Le deuxième mouvement, Perfidious Beauty, montre Lucrèce effrayée par ce qui lui est arrivé, un viol malheureux et douloureux. Dans ses tirades, elle décrit la sinistre scène de viol qui s'est déjà produite et en rend sa beauté responsable. Le violoncelle exprime ensuite sa dépression face à son intégrité corrompue dans un soliloque musical riche et solennel. Le troisième mouvement, Kopfüber in den Tod, suit le chemin de Lucretia vers la folie et finalement vers le suicide. Le mouvement commence par des émotions sombres et amères, exprimées aux cordes par l'utilisation intensive de doubles croches et de glissandi. À partir de là, Lucrèce éclate en deuil et exprime la douleur de son cœur. À partir de la plainte de son cœur lourd, Lucrèce vit son cauchemar jusqu'à ce qu'elle commence à perdre la raison et à "tomber", ce qui représente symboliquement sa chute de sa position, de l'amour et de la vie. Alors que sa folie s'intensifie, Lucrèce sombre dans le délire et fantasme sur le fait de redevenir une enfant et d'échapper à ses tourments. Un jeu de mots se crée avec le texte "yes let me run", qui fait référence à ses souvenirs d'enfance heureux et à son désir d'échapper à la mort. Mais dès que la phrase se termine par "oui, laisse-moi courir tête baissée vers la mort", nous réalisons que Lucrèce accepte son destin et veut trouver la mort. Ensuite, nous assistons à la façon dont Lucrèce se poignarde sur "slash", ce qui est souligné par des ponctuations de cordes et des articulations lourdes. Une fois l'égorgement terminé, la rage de mourir de Lucrèce s'intensifie et se caractérise par une alternance d'états à la fois durs et doux. Mais lorsque la mort s'approche, "en s'approchant de la mort", l'issue de Lucretia est déterminée, et la mort n'est plus qu'à quelques instants. Après sa dernière explosion de douleur, elle chante une dernière complainte. Là encore, on retrouve le jeu de mots "let me run", qui approfondit cette fois la triple signification. Elle veut maintenant fuir son cœur douloureux et aller vers la mort qui mettra fin à sa misère. Mais ce n'est qu'à la toute fin que la troisième signification apparaît au piano sous forme de trois notes sur le motif ludique de l'enfance "laisse-moi courir". Lucretia a été créée le 1er avril 2008 par Angelique Zuluaga au Auer Concert Hall, Bloomington, Indiana.

I. The Jewel of Rome
(Joni Greene)
Lucrétia,
le soleil de l'honnêteté de Rome.
J'étais le prix des vertus féminines.
En dignité féminine au rouet,
avec une obéissance silencieuse.
J'étais le joyau exquis dans l'œil de mon mari,
d'une pureté absolue,
J'étais Lucrèce.

II. Beauté perfide
(Benedetto Pamfili, tr. Halton/ Falk)
Ma beauté,
Ma beauté perfide,
C'est sur toi que je déverserai ma colère.
Comme le séducteur s'est épris de toi,
Maintenant je ne verrai en toi que danger.
Les roses pâlissent sur mon visage,
Les lys de ma poitrine se changent en sang.
Les taches que je n'ai pas faites sur moi,
je les laverai avec mon sang.
Contre toi, ma beauté, je donnerai libre cours à ma colère.
Dans un abandon impudique, je gis, abandonné.