Arthur Oldham
Laudes creaturarum
cantate sur un texte de saint François d'Assise
Arthur Oldham
Laudes creaturarum
cantate sur un texte de saint François d'Assise
- Formation Voix élevées, Choeur d'enfants, Choeur mixte, Cordes et Orgue
- Compositeur Arthur Oldham
- Éditeur Lionel Sow
- Édition Partition
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231808247
TVA incluse,
Hors frais de port
Non disponible dans tous les pays. Apprendre encore plus
Description:
La mise en musique des Laudes creaturarum par Oldham a été composée en 1961 à la suite d'une commande de la Spode Music Week, un festival avec des ateliers, fondé en 1954 et qui existe toujours. Au cours de ces semaines musicales, musiciens amateurs et professionnels se retrouvent, non seulement pour des concerts et des conférences, mais aussi pour des offices religieux quotidiens, qui sont l'occasion d'entendre certaines des grandes œuvres du répertoire choral.
Le texte choisi par Oldham pour cette œuvre devait avoir une résonance particulière pour lui. En effet, après une enfance difficile, une adolescence troublée et une période improductive de plusieurs années, sa conversion au catholicisme au milieu des années 1950 a marqué le début d'une étape importante de sa vie, au cours de laquelle il s'est principalement intéressé à la musique chorale, en particulier en tant que chef de chœur, mais aussi en tant que compositeur. En 1956, il est nommé chef de chœur de la cathédrale St Mary's d'Édimbourg et, avec ces chanteurs, explore les trésors de la musique sacrée.
Le poème, écrit par saint François vers 1225, est un hymne d'action de grâce qui rappelle le Psaume 148 et les Béatitudes de Matthieu l'Évangéliste. Les corps célestes (le soleil, la lune, les étoiles), les éléments (l'air, l'eau, le feu, la terre), les hommes de bonne volonté (les miséricordieux, les doux, les artisans de paix) et, enfin, la mort sont successivement l'objet de la louange offerte au "Très-Haut, Tout-Puissant et Bon Seigneur".
Oldham s'en tient à la langue originale, l'ombrien, et suit la structure globale du texte, de sorte que la pièce se divise en dix sections courtes et fortement contrastées. L'écriture modale nous plonge dans un monde médiéval mystérieux. La maîtrise de l'écriture chorale de cette œuvre, dans laquelle Oldham fait à la fois allusion aux formes musicales anciennes, sans les imiter servilement, et emprunte aux motifs mélodiques de la musique populaire, est sans doute le fruit de sa longue collaboration avec Benjamin Britten. Les effectifs requis pour l'œuvre, ainsi que certaines textures orchestrales et chorales, ne peuvent que rappeler la cantate Saint Nicolas de son illustre maître.
Comme ses prédécesseurs dans la tradition chorale anglaise, Oldham était un compositeur pragmatique. Sa formation et son expérience, en tant que percussionniste, compositeur de ballets, chef d'orchestre, ont fait de lui un artisan complet. Bien que son langage musical soit essentiellement tonal, il était toujours ouvert aux influences de ceux de ses contemporains qui avaient exploré d'autres manières d'écrire. Lui-même interprète, sa maîtrise des difficultés techniques de ses œuvres ne se fait jamais au détriment des intentions artistiques. Sa maîtrise de l'art de la composition, notamment pour les voix, trouve son origine dans les études de Herbert Howells, mais c'est sa fréquentation de Benjamin Britten qui lui fait prendre conscience de la primauté de l'inspiration personnelle. Dans un style classique sans être conventionnel, la poésie du discours musical s'impose.
Nous connaissons Arthur Oldham comme chef de chœur, mais il nous reste à le découvrir pleinement comme compositeur de talent. Espérons que cette édition de Laudes creaturarum contribuera à cette découverte.
(traduction Michael Bulley)
Détails: soprano solo, chœur de filles, chœur mixte, cordes et orgue
Le texte choisi par Oldham pour cette œuvre devait avoir une résonance particulière pour lui. En effet, après une enfance difficile, une adolescence troublée et une période improductive de plusieurs années, sa conversion au catholicisme au milieu des années 1950 a marqué le début d'une étape importante de sa vie, au cours de laquelle il s'est principalement intéressé à la musique chorale, en particulier en tant que chef de chœur, mais aussi en tant que compositeur. En 1956, il est nommé chef de chœur de la cathédrale St Mary's d'Édimbourg et, avec ces chanteurs, explore les trésors de la musique sacrée.
Le poème, écrit par saint François vers 1225, est un hymne d'action de grâce qui rappelle le Psaume 148 et les Béatitudes de Matthieu l'Évangéliste. Les corps célestes (le soleil, la lune, les étoiles), les éléments (l'air, l'eau, le feu, la terre), les hommes de bonne volonté (les miséricordieux, les doux, les artisans de paix) et, enfin, la mort sont successivement l'objet de la louange offerte au "Très-Haut, Tout-Puissant et Bon Seigneur".
Oldham s'en tient à la langue originale, l'ombrien, et suit la structure globale du texte, de sorte que la pièce se divise en dix sections courtes et fortement contrastées. L'écriture modale nous plonge dans un monde médiéval mystérieux. La maîtrise de l'écriture chorale de cette œuvre, dans laquelle Oldham fait à la fois allusion aux formes musicales anciennes, sans les imiter servilement, et emprunte aux motifs mélodiques de la musique populaire, est sans doute le fruit de sa longue collaboration avec Benjamin Britten. Les effectifs requis pour l'œuvre, ainsi que certaines textures orchestrales et chorales, ne peuvent que rappeler la cantate Saint Nicolas de son illustre maître.
Comme ses prédécesseurs dans la tradition chorale anglaise, Oldham était un compositeur pragmatique. Sa formation et son expérience, en tant que percussionniste, compositeur de ballets, chef d'orchestre, ont fait de lui un artisan complet. Bien que son langage musical soit essentiellement tonal, il était toujours ouvert aux influences de ceux de ses contemporains qui avaient exploré d'autres manières d'écrire. Lui-même interprète, sa maîtrise des difficultés techniques de ses œuvres ne se fait jamais au détriment des intentions artistiques. Sa maîtrise de l'art de la composition, notamment pour les voix, trouve son origine dans les études de Herbert Howells, mais c'est sa fréquentation de Benjamin Britten qui lui fait prendre conscience de la primauté de l'inspiration personnelle. Dans un style classique sans être conventionnel, la poésie du discours musical s'impose.
Nous connaissons Arthur Oldham comme chef de chœur, mais il nous reste à le découvrir pleinement comme compositeur de talent. Espérons que cette édition de Laudes creaturarum contribuera à cette découverte.
(traduction Michael Bulley)
Détails: soprano solo, chœur de filles, chœur mixte, cordes et orgue