Cristobal de Morales
In diebus illis
Cristobal de Morales
In diebus illis
- Formation Chœur mixte (SATB)
- Compositeur Cristobal de Morales
- Éditeur Cristina Diego Pacheco
- Édition Partition
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231808087
TVA incluse,
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Description:
La source de cette publication est le manuscrit 5 de la cathédrale de Valladolid, qui contient la seule copie vocale (anonyme) du motet In diebus illis, non répertorié dans les catalogues du compositeur. Il a été attribué à Cristóbal de Morales grâce à la version concordante trouvée dans une source instrumentale importante, l'Arte novamente inventada de Gonzalo de Baena, publié à Lisbonne en 1540, ce qui en fait l'une des premières pièces vocales du compositeur. Elle est écrite dans un style imitatif dense, annonçant ses œuvres ultérieures, et constitue donc un exemple très représentatif de la composition musicale en Espagne dans les années 1500-1530.
Le texte raconte l'épisode émouvant de la rencontre entre le Christ et la "pécheresse" Marie-Madeleine, après laquelle la première se repent de sa vie de plaisirs et implore le pardon du Christ en lui lavant les pieds avec ses propres larmes. L'illustration musicale du texte se traduit par la mise en valeur des images évoquées soit par une rhétorique musicale habilement exploitée, soit par des techniques particulières d'écriture polyphonique.
Dans la deuxième section, la division du quatuor en ensembles vocaux limités, généralement à 3 voix, sont autant d'exemples de contrastes de textures musicales, à la manière du style franco-flamand, "alla Josquin". La phrase finale de la pièce est une apothéose réfléchie, reflétée par l'utilisation de toutes les voix sans aucune fragmentation vocale et de valeurs de plus en plus longues, avec une fin soigneusement prolongée.
Dans ce motet, les mots correspondent à l'idée musicale, suivant en cela le modèle établi par Escobar et Peñalosa, deux compositeurs liés à la cathédrale de Séville, dont l'influence sur Morales est claire et perceptible. La proximité d'écriture de ce motet avec ceux des compositeurs franco-flamands contemporains n'exclut pas son appartenance à une tradition ibérique fortement attachée à la déclamation textuelle. Enfin, la complexité et la rigueur du discours musical de Morales ne tiennent pas seulement à ses capacités techniques, mais aussi au niveau d'abstraction et à la capacité de description du compositeur.
(traduction Philippe Do)
Le texte raconte l'épisode émouvant de la rencontre entre le Christ et la "pécheresse" Marie-Madeleine, après laquelle la première se repent de sa vie de plaisirs et implore le pardon du Christ en lui lavant les pieds avec ses propres larmes. L'illustration musicale du texte se traduit par la mise en valeur des images évoquées soit par une rhétorique musicale habilement exploitée, soit par des techniques particulières d'écriture polyphonique.
Dans la deuxième section, la division du quatuor en ensembles vocaux limités, généralement à 3 voix, sont autant d'exemples de contrastes de textures musicales, à la manière du style franco-flamand, "alla Josquin". La phrase finale de la pièce est une apothéose réfléchie, reflétée par l'utilisation de toutes les voix sans aucune fragmentation vocale et de valeurs de plus en plus longues, avec une fin soigneusement prolongée.
Dans ce motet, les mots correspondent à l'idée musicale, suivant en cela le modèle établi par Escobar et Peñalosa, deux compositeurs liés à la cathédrale de Séville, dont l'influence sur Morales est claire et perceptible. La proximité d'écriture de ce motet avec ceux des compositeurs franco-flamands contemporains n'exclut pas son appartenance à une tradition ibérique fortement attachée à la déclamation textuelle. Enfin, la complexité et la rigueur du discours musical de Morales ne tiennent pas seulement à ses capacités techniques, mais aussi au niveau d'abstraction et à la capacité de description du compositeur.
(traduction Philippe Do)