Camille Saint-Saëns
Ivanhoé
cantate, réduction pour voix et piano
Camille Saint-Saëns
Ivanhoé
cantate, réduction pour voix et piano
- Formation Voix et Orchestre
- Compositeur Camille Saint-Saëns
- Éditeur Vincent Boyer Cyril Bongers
- Édition Réduction piano avec les voix solo
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231804607
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
Loin d'être une œuvre isolée dans la production de Camille Saint-Saens, Ivanhoé appartient à un petit ensemble écrit au début de sa carrière dans le contexte particulier du concours du Prix de Rome. Ce prix, créé en 1803, a été supprimé à la suite des événements de mai 1968. Il a été pendant plus d'un siècle et demi la récompense française la plus convoitée en matière de composition musicale. Organisé par l'Institut de France, il assurait à ses lauréats, sinon l'assurance d'une carrière facile, du moins une ouverture importante sur le monde artistique et quelques années de résidence en Italie dans la prestigieuse Villa Médicis. De fait, rares sont ceux qui ont résisté à l'attrait de cette récompense, aboutissement potentiel et éblouissant de longues années d'études. Il n'est donc pas étonnant que le compositeur de la Danse macabre se soit présenté au concours. Mais il ne remporta jamais le fameux Premier Grand Prix, alors qu'il allait devenir l'un des plus illustres représentants de l'art académique au début du XXe siècle. Son inexpérience pourrait expliquer son premier échec en 1852, mais le second et dernier échec, 12 ans plus tard, est plus surprenant : presque atteint par la limite d'âge, le musicien n'est alors plus un nouveau venu. Peut-être cette position artistique établie lui a-t-elle valu d'être éliminé. Rien ne permet de l'affirmer, mais il reste clair qu'après avoir figuré en tête des 6 candidats retenus pour l'épreuve finale de juin 1864, il a finalement échoué devant Victor Sieg, un confrère compositeur qui allait connaître une carrière bien plus modeste.
Écrit par Victor Roussy, le livret d'Ivanohé s'inspire d'un épisode du roman éponyme de Walter Scott. S'il répond aux exigences d'une cantate pour Rome, il développe plusieurs antagonismes susceptibles de mettre en valeur les candidats les plus talentueux. Située en Angleterre à la fin du XIe siècle pendant le conflit entre les Saxons et les Normands, elle développe l'amour impossible et à sens unique de la juive Rachel pour le chrétien Ivanhoé, dont le grand cœur s'oppose à l'ambiguïté de son ennemi Bois-Gilbert, brûlant de désir pour la jeune israélite. Entre histoire et religion, c'est un véritable petit opéra qui se développe dans ces 5 courtes scènes.
Bien que de qualité inégale, l'œuvre de Saint-Saëns est remarquablement variée. Si certains airs purement strophiques peuvent être considérés comme conventionnels, on ne peut qu'admirer son sens de la mélodie, l'efficacité des enchaînements dramatiques ou certains éclairs de génie comme ce surprenant épisode vocal sur une seule note tenue. Œuvre de transition, Ivanhoé n'en possède pas moins certains aspects d'une écriture très personnelle comme le souci d'unification par leitmotivs ou le goût prononcé pour les masses orchestrales denses, éclairées par une orchestration claire. Autant de qualités que le musicien ne tardera pas à appliquer.... dès 1867 lorsqu'il entreprendra la composition de son chef-d'œuvre lyrique Samson et Dalila.
(traduction Philippe Do)
Écrit par Victor Roussy, le livret d'Ivanohé s'inspire d'un épisode du roman éponyme de Walter Scott. S'il répond aux exigences d'une cantate pour Rome, il développe plusieurs antagonismes susceptibles de mettre en valeur les candidats les plus talentueux. Située en Angleterre à la fin du XIe siècle pendant le conflit entre les Saxons et les Normands, elle développe l'amour impossible et à sens unique de la juive Rachel pour le chrétien Ivanhoé, dont le grand cœur s'oppose à l'ambiguïté de son ennemi Bois-Gilbert, brûlant de désir pour la jeune israélite. Entre histoire et religion, c'est un véritable petit opéra qui se développe dans ces 5 courtes scènes.
Bien que de qualité inégale, l'œuvre de Saint-Saëns est remarquablement variée. Si certains airs purement strophiques peuvent être considérés comme conventionnels, on ne peut qu'admirer son sens de la mélodie, l'efficacité des enchaînements dramatiques ou certains éclairs de génie comme ce surprenant épisode vocal sur une seule note tenue. Œuvre de transition, Ivanhoé n'en possède pas moins certains aspects d'une écriture très personnelle comme le souci d'unification par leitmotivs ou le goût prononcé pour les masses orchestrales denses, éclairées par une orchestration claire. Autant de qualités que le musicien ne tardera pas à appliquer.... dès 1867 lorsqu'il entreprendra la composition de son chef-d'œuvre lyrique Samson et Dalila.
(traduction Philippe Do)