Jean Cras
3 Motets - Panis angelicus, Ave Maria, Ave verum
Jean Cras
3 Motets - Panis angelicus, Ave Maria, Ave verum
- Formation Voix élevées et Orgue
- Formation optionnelle Voix élevées, Harmonium et Violon
- Compositeur Jean Cras
- Éditeur Stéphane Topakian
- Édition Partition
- Maison d’Édition Symétrie
- N ° de commande 9790231808209
TVA incluse,
Hors frais de port
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Description:
Jean Cras (1879-1932) était un fervent catholique, ce qui n'est pas étonnant compte tenu de ses origines et de son milieu. Il était un catholique pratiquant strict, tout comme sa famille, puis sa femme et enfin ses enfants. L'importante correspondance avec ses parents et surtout son épouse (c'était le seul moyen pour un officier de marine de l'époque d'échanger des nouvelles avec ses proches pendant les longues semaines d'absence) nous renseigne précisément sur la façon dont il vivait profondément sa foi catholique, et notamment sur l'importance qu'il accordait aux sacrements de l'Église. Il n'est pas étonnant que cette foi se soit traduite dans son catalogue d'œuvres ; mais de façon très limitée, peut-être simplement parce que la majorité de ses œuvres est - selon lui et jusqu'à son opéra Polyphème - la manifestation de l'intervention divine, sans qu'il ait besoin de s'adonner au "religieux". Il a laissé une Messe à quatre voix a capella - et à la suite d'une autre messe qu'il avait écrite très jeune -, quelques cantiques et pièces d'orgue, et les trois petits motets de ce même cahier.
Il est vrai qu'ils sont de la même veine, même s'ils sont espacés dans le temps, et qu'ils trouvent leur origine dans l'habitude naturelle de Cras d'écrire pour l'une de ses sœurs aînées, Gabrielle, soprano distinguée qui a créé plusieurs de ses chants. Les origines de Panis angelicus restent inconnues ; il a été écrit à l'âge de 20 ans, avant sa rencontre cruciale avec Duparc, et dédié à Gabrielle. Nous en savons plus sur les deux autres motets grâce à sa correspondance.
En juin 1905, il écrit à sa femme : "J'ai à moitié préparé un Ave Maria avec violon solo qui pourrait être très bon si je l'achève comme je le veux". L'œuvre nous est bien parvenue mais sans le violon obligé. A-t-il écrit une version ultérieure sans violon ? D'après les seuls manuscrits qui subsistent, datés du 27 août 1910, et ne comportant que la voix (haute ou moyenne) et les parties d'orgue ou d'harmonium, il semble bien que oui.
Nous en savons plus sur l'Ave verum. D'abord par une lettre datée du 27 novembre 1905 : "J'étais seul à bord ce soir-là. J'ai travaillé sur le corpus de l'Ave verum dont je vous ai parlé. Je ne l'aurai pas terminé jeudi ; mais je vous l'apporterai tout de même. Il est écrit pour orgue, violon et voix". Cette fois, pas de doute : il y a un violon dès le début et il restera jusqu'au manuscrit définitif daté du 16 novembre de la même année. Cette prière devait être chère au cœur de la famille puisqu'elle fit partie du décorum musical du mariage de Charles Cras, le frère aîné de Jean. Le compositeur jouait-il de l'orgue ? Très probablement, tout comme l'une de ses autres soeurs, Amélie, qui jouait du violon. En tout cas, on sait qui a chanté : "Le mariage s'est très bien passé. Grand discours d'un vieux prêtre [...]. Bonne musique. Gabrielle était très nerveuse au début de l'Ave verum, mais personne ne l'a remarqué"
(traduction Philippe Do)
Il est vrai qu'ils sont de la même veine, même s'ils sont espacés dans le temps, et qu'ils trouvent leur origine dans l'habitude naturelle de Cras d'écrire pour l'une de ses sœurs aînées, Gabrielle, soprano distinguée qui a créé plusieurs de ses chants. Les origines de Panis angelicus restent inconnues ; il a été écrit à l'âge de 20 ans, avant sa rencontre cruciale avec Duparc, et dédié à Gabrielle. Nous en savons plus sur les deux autres motets grâce à sa correspondance.
En juin 1905, il écrit à sa femme : "J'ai à moitié préparé un Ave Maria avec violon solo qui pourrait être très bon si je l'achève comme je le veux". L'œuvre nous est bien parvenue mais sans le violon obligé. A-t-il écrit une version ultérieure sans violon ? D'après les seuls manuscrits qui subsistent, datés du 27 août 1910, et ne comportant que la voix (haute ou moyenne) et les parties d'orgue ou d'harmonium, il semble bien que oui.
Nous en savons plus sur l'Ave verum. D'abord par une lettre datée du 27 novembre 1905 : "J'étais seul à bord ce soir-là. J'ai travaillé sur le corpus de l'Ave verum dont je vous ai parlé. Je ne l'aurai pas terminé jeudi ; mais je vous l'apporterai tout de même. Il est écrit pour orgue, violon et voix". Cette fois, pas de doute : il y a un violon dès le début et il restera jusqu'au manuscrit définitif daté du 16 novembre de la même année. Cette prière devait être chère au cœur de la famille puisqu'elle fit partie du décorum musical du mariage de Charles Cras, le frère aîné de Jean. Le compositeur jouait-il de l'orgue ? Très probablement, tout comme l'une de ses autres soeurs, Amélie, qui jouait du violon. En tout cas, on sait qui a chanté : "Le mariage s'est très bien passé. Grand discours d'un vieux prêtre [...]. Bonne musique. Gabrielle était très nerveuse au début de l'Ave verum, mais personne ne l'a remarqué"
(traduction Philippe Do)