Do The Don't
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Elliott Sharp's Terraplane
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Description:

  • Parution: 17.10.2008
  • Durée: 73:22
  • Poids: 90 g
  • Genre: Jazz
  • EAN: 750447342521
« Do The Don't » (publié pour la première fois en Europe, avec cinq titres bonus) est un petit bijou incontournable pour tout amateur de blues qui considère cette musique comme bien plus qu'un simple voyage nostalgique vers un passé imaginaire. Du blues à la puissance du début du XXIe siècle. Un classique. Le blues, une musique roots nostalgique ? Pas du tout ! Une avant-garde du blues née aux États-Unis il y a quelque temps, qui intègre avec sensibilité les acquis de la tradition et les transforme en une musique d'avenir pleine d'énergie. Elle n'a besoin ni d'ordinateurs ni d'aucun autre moyen électronique, mais s'appuie sur les ressources et le répertoire du blues classique. Avant que des groupes comme Hazmat Modine, les Black Keys et Son Of Dave ne développent leur « blues du futur », c'est avant tout le guitariste new-yorkais Elliott Sharp qui a fait découvrir au nouveau public le blues amplifié électroniquement. Avec son groupe Terraplane, il ouvre de nouvelles voies au blues depuis le milieu des années 1990. Son premier album, *Terraplane*, sorti en 1994 et enregistré alors que le groupe était encore un trio, est sans doute la synthèse la plus aboutie entre le blues et le punk de l'histoire récente du rock. *Do The Don't*, le classique de l'avant-garde du blues signé Sharp, est enfin disponible chez nous. Lorsque *Do The Don't* est sorti aux États-Unis en 2004, la scène new-yorkaise était dans le coma. Les séquelles du 11 septembre étaient encore perceptibles partout. Personne ne voulait prendre le risque de sortir de l'ombre et de s'exprimer peut-être un peu trop tôt. La confusion et la léthargie étaient aussi grandes que la crainte des malentendus. Dans cette atmosphère d'engourdissement général, Elliott Sharp a été l'un des premiers à s'exprimer clairement et sans équivoque. *Do The Don't* était un commentaire sur l'état de l'Union. L'album a eu l'effet d'un coup de fouet. Des morceaux comme « Lost Souls », « Stop That Thing » et « Oil Blues » ont arraché le blues au camp rétro et lui ont redonné son caractère subversif. Dix ans après leur premier album, les Terraplane étaient devenus des guérilleros du blues urbain qui s'en prenaient avec virulence à l'hypocrisie et au désenchantement. Elliott Sharp a la réputation d'être un avant-gardiste intransigeant et un adepte du jazz mathématique. Il fut en effet l'un des protagonistes de l'avant-garde désormais légendaire du « downtown » new-yorkais, qui a également révélé des artistes tels que John Zorn, John Lurie et Bill Frisell. Son groupe Carbon comptait parmi les formations pionnières du noisecore. Sharp a également enregistré des œuvres orchestrales et des albums solo tout en délicatesse, collaboré avec des DJ techno et sorti des bandes originales aussi douces que du beurre. Bien qu'il soit connu pour être un innovateur implacable à la guitare à six cordes, des guitaristes tels que Jimi Hendrix, Frank Zappa et Jerry Garcia ont également influencé son jeu. Plus il prend de l'âge, plus il se sent redevable envers les pères fondateurs du blues tels que Robert Johnson et Howlin' Wolf. Les salves de guitare d'Elliott Sharp sur *Do The Don't* ne laissent aucun doute : cet album ne va que dans une seule direction – vers l'avant. À cette fin, il s'entoure d'une équipe exceptionnelle. Les parties vocales sont assurées par le duo formé par Eric Mingus et Dean Bowman. Mingus porte bien son nom : le fils de l'icône du jazz Charles Mingus est aussi anticonformiste, puissant et débordant d'énergie que son père. Avec le groupe de funk Screaming Headless Torsos, Bowman a démontré qu'il connaissait mille façons de trouver un terrain d'entente entre le blues, le rock et le jazz. Le bassiste David Hofstra a joué avec le Microscopic Septet et, aux côtés de Sharp, dans le groupe The President de Wayne Horvitz. Ce vétéran imperturbable, qui franchit la frontière entre l'avant-garde et la tradition, fut l'un des membres fondateurs de Terraplane. Le batteur Sim Cain est notamment connu pour ses percussions tonitruantes au sein du Rollins Band. Le musicien de jazz Sam Furnace, décédé peu après l'enregistrement de l'album, a apporté au son de Terraplane une touche de terre avec son saxophone baryton, rendant la musique moelleuse et riche malgré toute son urbanité. Hubert Sumlin vient enrichir ce CD en tant qu'invité spécial. Sumlin n'est pas seulement l'une des dernières figures de proue du blues encore en vie, mais il est aussi, dans une certaine mesure, le mentor de Sharp en matière de blues.
Mots clés: Partitions jazz