Brighton Bothways
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Beachfield
Brighton Bothways

Beachfield
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  • Formation Audio Media
  • Artiste Beachfield
  • Édition CD
  • Maison d’Édition Intuition
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Description:

  • Parution: 05.10.2007
  • Durée: 40:03
  • Poids: 60 g
  • Genre: Pop, Rock
  • EAN: 750447016026
« Tu imagines ? » Un album qui commence par cette question ne peut pas être si mal. C'est ça, la pop, après tout : l'imagination. « Pouvez-vous imaginer ? », demande Glenn Thompson, à peine une seconde et demie après le début de son premier album, et quarante minutes d'imagination et d'inspiration s'ensuivent. L'imagination et l'inspiration s'épanouissent à leur manière, loin des centres de la pop, dans la « splendide isolation » de l'Australie. Là-bas, Glenn Thompson était le batteur de l'un des groupes les plus inspirés et les plus inspirants depuis l'invention de la guitare : The Go-Betweens, que le NME qualifiait de « rêve de ce que devrait être un groupe pop ». Le rêve d'un groupe pop composé de deux auteurs-compositeurs-interprètes à parts égales et pourtant si différents, Grant McLennan et Robert Forster. Ce rêve a pris fin en mai 2006 avec la mort soudaine de McLennan. Nous savons désormais que les Go-Betweens comptaient un troisième auteur de grand talent. On peut en quelque sorte comprendre que Forster et McLennan n'aient pas pu tolérer un troisième compositeur, alors que Forster devait tolérer McLennan et McLennan Forster. C'est ainsi que Glenn Thompson a gardé ses chansons pour son propre lancement. Bienvenue dans l'univers enchanteur et parfois étrange de Beachfield. Beachfield ? Ça ressemble presque à une chanson des Go-Betweens, mais il s'agit en fait du nouveau groupe de Glenn Thompson, un homme seul avec un peu d'aide de ses amis. Mais cessons maintenant de parler de son ancien groupe. Mieux vaut rappeler ce qui peut arriver lorsque des batteurs sortent de l'ombre et se mettent derrière un micro pour interpréter leurs propres chansons. Iggy Pop en est un exemple, Maureen Tucker un cas très particulier, et Robert Wyatt un cas tragique aux conséquences considérables. Alors, ne sous-estimez jamais le batteur qui se lance en solo ! À l'instar de ce grand groupe dont on ne parlera plus ici, Beachfield est lui aussi un peu discret, et tout comme ce groupe, sa discrétion s'avère être une élégante modestie. Glenn Thompson raconte des histoires tirées du quotidien de ses voisins, écrit une critique perspicace, mais il regarde par le mauvais bout de la longue-vue. En l'écoutant, on vit une série de déjà-vus dont on reste incertain : « Hé, ce n'est pas le début de My Sweet Lord ? » Ou « I don't want to talk about it » ? Oui, mais la version originale de Crazy Horse. Et est-ce que les Australiens connaissent ce groupe bizarre appelé Smokie ? De tels déjà-vus surgissent, pour disparaître aussitôt dans ces cartes postales musicales presque parfaites. Des cartes postales ? Le groupe dont on ne doit pas prononcer le nom avait sorti un single sur le label Postcard, dont le slogan était « The Sound of Young Scotland ». C'est un endroit où l'on comprend cette certaine mélancolie euphorique que dégagent également certaines chansons de Beachfield. Roddy Frame, l'enfant prodige d'Aztec Camera, était notamment un artiste de ce registre émotionnel. On se laisse emporter comme ça par « Brighton Bothways », ce qui n'arrive pas si souvent, après tout. On est transporté, on fait des comparaisons, on se remémore des souvenirs, et on entend Glenn Thompson chanter qu'il ramasse les feuilles tombées sur la route pour les remettre sur l'arbre : « C'est de nouveau l'hiver » … Les chansons sur les saisons et la météo comptent parmi les plus difficiles à réussir, et le groupe dont on ne doit pas prononcer le nom excellait lui aussi dans ce domaine. Beachfield perpétue la tradition.