Blue Rock Thrush
Variations on Pop
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Uwe Dierksen
Blue Rock Thrush
Variations on Pop

Uwe Dierksen
Blue Rock Thrush

Variations on Pop

  • Formation Audio Media
  • Artiste Uwe Dierksen
  • Édition CD
  • Maison d’Édition Intuition
  • N ° de commande INT34322
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Description:

  • Parution: 03.06.2016
  • Durée: 52:34
  • Poids: 100 g
  • Genre: Jazz
  • EAN: 750447343221
Pop ? Rock ? Jazz ? Uwe Dierksen ne le sait pas lui-même avec certitude. De plus, par principe, il ne souhaite pas le savoir ni même le définir. Son nouveau CD « Blue Rock Thrush » vise moins à attirer l'attention de l'auditeur sur un style ou des catégorisations quelconques, mais fait uniquement référence au merle bleu, commun en Asie de l'Est, dont la traduction anglaise l'a inspiré pour donner ce titre à l'album. En d'autres termes, une espèce d'oiseau. La chanson « Birdcrunch » s'inscrit également dans cette veine. Ce morceau s'appuie sur une cassette sur laquelle on peut entendre un échantillon de chants d'oiseaux de Thaïlande. Dierksen, tromboniste de l'Ensemble Modern ainsi que du groupe Mavis, et l'un des interprètes les plus expérimentés de la musique contemporaine en Allemagne, suit les traces des ornithologues, des prêtres franciscains et du compositeur Olivier Messiaen, qui a composé en 1956 une pièce pour piano et petit orchestre intitulée « Oiseaux exotiques » (trad. : Oiseaux exotiques) en 1956. Quiconque suppose qu'il s'agit peut-être d'un documentaire sur les chants d'oiseaux exotiques fait fausse route. Avec cette composition, Messiaen a avant tout rendu hommage à la musicalité de ces chanteurs ailés. Il s'agit d'une sorte de transposition musicale, une démarche qu'Uwe Dierksen aime lui aussi mettre en pratique. Même si la musique de son « Vogelkrise » ressemble à première vue à du hard rock, l'idée ne s'arrête en aucun cas là. Des extraits du compositeur anglais Harrison Birtwistle peuvent être entendus au milieu des morceaux. « Des livres audio sans paroles : oui, cela correspondrait peut-être le mieux. » On a souvent demandé à Dierksen de caractériser sa musique, et son interlocuteur a tout aussi souvent reçu en réponse un haussement d'épaules à la fois amical et désemparé. « Je ne veux en aucun cas être catalogué », a déclaré ce Hanovrien de 56 ans, qui possède une vaste expérience conceptuelle et pratique de la musique des XXe et XXIe siècles, tant en tant que musicien d'ensemble que soliste. Comme Dierksen le sait bien, la raison en est que les étiquettes restreignent la manière dont on perçoit (ou écoute) les choses. Il n'est toutefois pas possible de s'en passer totalement, même si toute tentative de décrire ses paysages sonores repose davantage sur le principe d'exclusion. En tout cas, ce n'est certainement pas du jazz. Bien que son approche improvisée soit intéressante, elle correspond plutôt à ce que l'on peut appeler, à la limite, un terme générique pour désigner toute une série de clichés musicaux. Dans un reportage radiophonique, Hans-Jürgen Linke a qualifié la musique de Dierksen de « synthèse très affirmée et élaborée entre la pop contemporaine et la musique contemporaine ». En particulier sur « Blue Rock Thrush », enregistré dès 2009 mais qui fait aujourd'hui l'objet d'un nouveau montage, on trouve de nombreuses citations et références, mises en scène avec une forte intensité émotionnelle, une précision rythmique et une sophistication métrique. Les mesures changent fréquemment, et on a parfois l'impression que le tromboniste et ses collègues Matthias Stich (saxophone soprano, alto/ténor et clarinette basse), Markus Höller (claviers et accordéon), Christopher Brandt (basse et guitare) et Jan Koslowski (guitare) changeraient eux aussi au fur et à mesure. Michael Feil (batterie) et la chanteuse d'opéra américaine Claron McFadden, qui vit aux Pays-Bas, superposent plusieurs couches sonores. Uwe Dierksen adore l'architecture musicale moderne. Partant d'une construction simple de la composition, qui possède parfois le caractère accrocheur des chansons pop, il aborde avec soin une structure de plus en plus complexe qui invite à une « écoute aventureuse ». C'est par exemple le cas dans le morceau trompeur « Amsterdam », où la grosse caisse ne suit pas la basse, mais construit secrètement une ligne mélodique totalement indépendante. Ou encore dans « Pansyleaves », un morceau à la structure plus traditionnelle, où – le nom en est un présage – les pensées perdent leurs feuilles et laissent aux interprètes une liberté insoupçonnée. Liberté et spontanéité : de tels termes stimulent tout musicien ambitieux, en particulier ceux qui évoluent toute leur vie au sein d'un système particulier et ordonné. Chez Uwe Dierksen, cependant, cela a entre-temps pris des dimensions apparemment infinies. C'est une tentative d'expliquer son immense et intransigeant désir de liberté.
Mots clés: Partitions jazz